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HUGUES CAPET (3/7/987-24/10/996)

Obole
N° v24_1063

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Nom de l'atelier : Beauvais
Diamètre en mm : 15,5 mm
Axe des coins : 12 h.
Métal : Argent
Poids observé : 0,60 g.
Rareté : RR État de conservation : TB+ Prix de départ :
220.00 €
Prix d'estimation :
380.00 €
AVERS
Légende : HERVEV[S HVGO] REX.
Traduction : (Hervé, Hugues roi).
Description : Croix cantonnée aux 2 et 3 d'un besant.
REVERS
Légende : [BELVA]CVS CIVI[TAS].
Traduction : (Cité de Beauvais).
Description : Monogramme carolin (KAROLVS).
N° dans les ouvrages de référence : C.14 - L.7 - Dy.2
Description état de conservation : Cette obole est frappée sur un flan irrégulier et présente une faiblesse de frappe au niveau des légendes. Une légère patine grise la recouvre. Exemplaire presque TTB.
Commentaires à propos de ce type monétaire :
L'ensemble du monnayage d'Hugues Capet n'est constitué que de deniers de Beauvais et Laon et d'oboles qui ne sont connues que pour Beauvais. Ces monnaies sont souvent mal frappées. Monnaie rare et recherchée.
Historique :
Le millénaire capétien de 1987 a célébré Hugues Capet comme le premier " roi de France " et comme le premier prince de sa dynastie. Aucune de ces deux propositions n'est vraie. Élu en 987, Hugues monta sur un trône déjà ancien et prestigieux, celui de la monarchie fondée par Childéric et Clovis cinq siècles plus tôt. Nul n'eut le sentiment que le " roi de France " succédait au " roi des Francs ". Lui-même n'était pas un homme nouveau. Au contraire, il appartenait au lignage le plus prestigieux du royaume, après la dynastie carolingienne, celui de Robert le Fort, comte d'Anjou, mort en 866 en luttant contre les Normands. Ce lignage avait déjà donné trois rois à la France : Eudes (887-898), Robert Ier (922-923), grand-père d'Hugues, et Raoul (923-936). Né vers 941, Hugues portait le titre de " duc de France " ou " duc des Francs ", appellation vague qui lui donnait une sorte de prééminence dans l'ancienne Neustrie, entre Seine et Loire. Après la mort accidentelle du roi Louis V, en 987, il fut préféré par les grands à Charles de Lorraine, son compétiteur carolingien, grâce à l'aide de l'archevêque de Reims Adalbéron et sans doute, en arrière-plan, avec l'appui de l'empereur germanique. Le nouveau roi consacra les premières années de son règne à lutter contre son rival, qui s'était emparé de Laon, ancienne capitale carolingienne. Emprisonné en 990, Charles mourut en 992. L'accession d'Hugues au trône était arrivée en un moment où les grands vassaux des pays entre Loire et Seine commençaient de se rendre indépendants de leur suzerain. Le Capétien fut donc un roi faible, privé des moyens d'une grande politique. La royauté conservait pourtant une grande importance symbolique, qui mettait son titulaire hors de pair vis-à-vis des autres grands : reconnu sur toute l'étendue du royaume, jusqu'à Barcelone, il était le chef naturel des évêques, l'interlocuteur du pape et de l'empereur. Les chroniques ne disent rien des dernières années du règne. Hugues Capet mourut en 996, après avoir pris soin de faire sacrer son fils aîné, Robert : c'était le premier pas vers la pérennité et l'hérédité de la nouvelle dynastie.

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