MONNAIES XV

Date de clôture : 30 septembre 2002 - Résultats le 7 octobre 2002
Introduction - Les Gauloises : "une idée fixe" - Une affaire d'histoire et de style - Pourquoi collectionner - Le dessin - Bibliographie - Abréviations et Métaux - Genio Populi Galli

LE DESSIN EN NUMISMATIQUE GAULOISE

Même si nous apprécions tous les gravures de monnaies des ouvrages de référence du XIXe siècle, comme le La Tour ou le Boudeau, nous sommes tous convaincus que la photo est le moyen idéal d'illustrer une monnaie. Enfin, quand je dis tous, j'exclue évidemment les professionnels qui n'ont pas encore découvert la photo, ni le dessin…

C'est pourtant, dans le domaine des monnaies gauloises, une idée sur laquelle il faut revenir même si la rareté des bons dessinateurs nous oblige néanmoins à utiliser les photos, colorisées ou non.

Trop de types de monnaies gauloises ne sont connus que par quelques exemplaires, le plus souvent décentrés, le plus souvent en état médiocre, rarement frappés avec des coins « à fleur », pour que la photo de l'un d'entre eux, même colorisée, regroupe toutes les indications nécessaires à la bonne description du type.

Nous constatons d'ailleurs que plusieurs spécialistes des potins, domaine par excellence de la monnaie incomplète et en mauvais état, Andreas Gäumann et Edgar Wendling, utilisent presque systématiquement le dessin dès qu'il s'agit d'illustrer un type.

Un autre domaine nous donne un exemple de cette application moderne du dessin : l'entomologie. La description d'un insecte (genre dont on découvre de nouvelles espèces tous les jours, inédits qu'il faut bien publier) nécessite de montrer toutes ses caractéristiques, ce qui est impossible sur une photo pour de simples raisons de perspectives et de position relative des ailes, de la tête… Tous les insectes publiés sont donc dessinés de telle sorte que toutes les caractéristiques importantes soient visibles simultanément.

C'est la même logique qui nous a poussé à inclure des dessins de diverses sources dans MONNAIES XV : ils montrent l'état des connaissances sur un type au moment où ils ont été faits. Des détails manqueront éventuellement sur le dessin que l'on retrouvera sur l'exemplaire proposé, plus complet, ou bien le dessin aidera à comprendre la description d'un exemplaire décentré ou mal frappé, voire à montrer par comparaison les différences qui justifient la création d'une nouvelle classe ou variété.

Par ailleurs, montrer les dessins de Dardel pour le La Tour sous leur forme originale, à l'identique de la première édition, et non pas reproduits sur un coin de table avec des photocopieurs préhistoriques qui éliminent complètement la subtilité des gris et du tramé, est un plaisir dont nous ne voulions pas priver les lecteurs de MONNAIES XV qui n'ont pas encore acquis le LA TOUR II.

Michel PRIEUR

prieur@cgb.fr

 

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