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Introduction
Rares sont les catalogues de vente illustrés
et consacrés aux monnaies royales françaises. Le premier
du genre(1) fut la vente Marchéville
dispersée en 1927-1929. Ce catalogue reste encore dans l'esprit
de tous les numismates comme la plus grande vente de monnaie royale
du XXe siècle. Tant par la quantité, la qualité
et la diversité des monnaies présentées, que part
ses nombreuses illustrations, la collection Marchéville est un
outil de travail indispensable que tout bon numismate se doit d'avoir
dans sa bibliothèque.
La vente sur offres MONNAIES XII a été rédigée
suivant les mêmes principes que le " catalogue Marchéville
", laisser à la postérité le témoignage
de l'une des plus belles collections de la période 1547 à
1610 (Henri II à Louis XIII) : celle de Claude Boissard. Comme
il est de tradition dans la série MONNAIES, toutes les monnaies
ont été soigneusement décrites et illustrées.
Le remarquable travail de Stéphan Sombart sur la période
1540-1610 (FRANCIÆ IV, Luisant 1997, éd. Chevau-Légers)
a permis de signaler l'existence de monnaies qui, bien qu'attestées
par les archives, n'avaient pas encore retrouvées. Pour la seule
collection Boissard, ce sont pas moins de 48 monnaies dont l'existence
peut être aujourd'hui prouvée. Il convient de rajouter
à celles-ci 9 exemplaires provenant de fidèles déposants
et collectionneurs. Outre les monnaies de la Renaissance, ce sont exactement
400 monnaies des " rois Louis " (1610-1792) qui sont proposées
à la vente. Parmi les monnaies de Louis XIII, on remarquera une
série peu commune de demi-francs dont plusieurs n'étaient
pas connus. Dans MONNAIES XII quelques " monnaies type " manquent
aux ouvrages de référence comme l'obole de Louis VIII
et Louis IX (n° 9) ou le petit blanc de Louis XII présentant
trois couronnelles au droit suite à une erreur de gravure (n°
135) ; certaines seraient uniques (nos 341, 342, 400, 411, 643). Une
attention particulière doit être portée aux écus
et divisionnaires frappés au balancier à la fin du règne
de Louis XIII (nos 879-880, 883, 885-886, 888-889) et au début
de Louis XIV (nos 911-918, 920-926, 938-940, 943, 947-949, 957-958)
: plusieurs exemplaires sont en effet dans des états de conservation
exceptionnels (SUP, SPL ou FDC). En plus de l'index final et afin d'améliorer
le confort du lecteur et de l'aider dans ses recherches, un index a
été imprimé sur une feuille séparée.
Chose nouvelle, nous retrouvons dans cet index la liste des numéros
pour les exemplaires en SUP, SPL et FDC afin de contenter l'esthète
numismate.
Nous ne remercions pas seulement Claude Boissard d'avoir choisi la série
MONNAIES pour la dispersion de sa collection, nous le remercions également
au nom de tous les numismates. Il a en effet choisi un type de catalogue
qui permet de diffuser auprès de tous, et sans élimination
des monnaies communes, sa collection de monnaies de la Renaissance.
L'équipe CGB/CGF
(1) Rappelons qu'il s'agit de la première vente
sur offre française consacrée aux monnaies
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