MONNAIES XII
Collection Claude Boissard et divers collectionneurs
English version

Date de clôture : le 30/06/2001 - Résultats : le 6/07/2001

Introduction

Rares sont les catalogues de vente illustrés et consacrés aux monnaies royales françaises. Le premier du genre(1) fut la vente Marchéville dispersée en 1927-1929. Ce catalogue reste encore dans l'esprit de tous les numismates comme la plus grande vente de monnaie royale du XXe siècle. Tant par la quantité, la qualité et la diversité des monnaies présentées, que part ses nombreuses illustrations, la collection Marchéville est un outil de travail indispensable que tout bon numismate se doit d'avoir dans sa bibliothèque.
La vente sur offres MONNAIES XII a été rédigée suivant les mêmes principes que le " catalogue Marchéville ", laisser à la postérité le témoignage de l'une des plus belles collections de la période 1547 à 1610 (Henri II à Louis XIII) : celle de Claude Boissard. Comme il est de tradition dans la série MONNAIES, toutes les monnaies ont été soigneusement décrites et illustrées. Le remarquable travail de Stéphan Sombart sur la période 1540-1610 (FRANCIÆ IV, Luisant 1997, éd. Chevau-Légers) a permis de signaler l'existence de monnaies qui, bien qu'attestées par les archives, n'avaient pas encore retrouvées. Pour la seule collection Boissard, ce sont pas moins de 48 monnaies dont l'existence peut être aujourd'hui prouvée. Il convient de rajouter à celles-ci 9 exemplaires provenant de fidèles déposants et collectionneurs. Outre les monnaies de la Renaissance, ce sont exactement 400 monnaies des " rois Louis " (1610-1792) qui sont proposées à la vente. Parmi les monnaies de Louis XIII, on remarquera une série peu commune de demi-francs dont plusieurs n'étaient pas connus. Dans MONNAIES XII quelques " monnaies type " manquent aux ouvrages de référence comme l'obole de Louis VIII et Louis IX (n° 9) ou le petit blanc de Louis XII présentant trois couronnelles au droit suite à une erreur de gravure (n° 135) ; certaines seraient uniques (nos 341, 342, 400, 411, 643). Une attention particulière doit être portée aux écus et divisionnaires frappés au balancier à la fin du règne de Louis XIII (nos 879-880, 883, 885-886, 888-889) et au début de Louis XIV (nos 911-918, 920-926, 938-940, 943, 947-949, 957-958) : plusieurs exemplaires sont en effet dans des états de conservation exceptionnels (SUP, SPL ou FDC). En plus de l'index final et afin d'améliorer le confort du lecteur et de l'aider dans ses recherches, un index a été imprimé sur une feuille séparée. Chose nouvelle, nous retrouvons dans cet index la liste des numéros pour les exemplaires en SUP, SPL et FDC afin de contenter l'esthète numismate.
Nous ne remercions pas seulement Claude Boissard d'avoir choisi la série MONNAIES pour la dispersion de sa collection, nous le remercions également au nom de tous les numismates. Il a en effet choisi un type de catalogue qui permet de diffuser auprès de tous, et sans élimination des monnaies communes, sa collection de monnaies de la Renaissance.

L'équipe CGB/CGF


(1) Rappelons qu'il s'agit de la première vente sur offre française consacrée aux monnaies