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Version FrançaiseVersion Française

LOUIS XIII LE JUSTE (14/05/1610-14/05/1643)

Douzain de Béarn, 1er type, contremarqué après juin 1640 en quinzain - 1591
N° v12_0824

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Mint name : Morlàas
Mintage : 359299 exemplaires
Diameter in mm : 22 mm
Die axis : 3 h.
Metal : Billon
Actual weight : 1,94 g.
Legal weight : 2,399 g.
Pieces to the mark : 1/102 marc
Fineness per thousand : 240°/oo
Fineness ancient fashion : 3 d. A.R.°
Current for : 15 dt.
Condition : TB Starting Price :
30.49 €
(around 36.59 USD)
Realised Price :
68.60 €
(around 82.32 USD)
Number of bids :
4
Maximum bid :
99.85 €
(around 73.18 USD)
OBVERSE
Legend : HENRICVS 4 D. G. FRANC. ET. NAV. REX (D et B liés).
Translation : (Henri IV, par la grâce de Dieu, roi des Francs et des Navarrais, seigneur de Béarn).
Description : Croix échancrée, cantonnée aux 1 et 4 d'une couronnelle, aux 2 et 3 d'un lis.
REVERSE
Legend : .. (Mg) GRATIA. DEI. SV[M. Q. S]V[M.] 1591. (Mm)..
Translation : (Grâce à Dieu, je suis ce que je suis).
Description : Écu couronné parti de France coupé de Navarre et de Béarn, accosté de deux H.
Mint master : Monogramme BDL après le millésime = Bertrand de La Lande et Guillaume Lamy (1589-1595) Master Engraver : Étoile en début et fin de légende de revers = Guillaume Lamy (1589-1610)
Reference number in specialised litterature : C.1568 - L.1101 - Dy.1262 - Sb.4446 (8 ex.) - Dr.2/112a
Description of the condition of the coin : Ce douzain est frappé sur un flan court et présente des reliefs assez faibles.
About this type :
Ce type a été frappé pour le Béarn de 1589 à 1594. Le lis dans un grènetis a été apposé après juin 1640, afin de donner à cette monnaie la valeur de 15 deniers tournois.
History :
Fils de Henri IV et de Marie de Médicis, Louis XIII naquit à Fontainebleau en 1601. Roi en 1610, il régna d'abord sous la régence de sa mère, qui suivit une politique de conciliation avec l'Espagne et combla les Grands de faveurs pour s'assurer leur tranquillité. Les États généraux, réunis en 1614-1615, montrèrent la désunion des Ordres et l'impossibilité de réformes financières. Le favori de la régente, Concino Concini, marquis d'Ancre, fut a la tête des affaires jusqu'en 1617, date de son assassinat sur ordre du roi. Le nouveau favori, Albert de Luynes, reçut la dignité de connétable et gouverna jusqu'à sa mort devant Montauban en 1621, continuant une politique extérieure favorable aux Habsbourg. Revenue au pouvoir, la reine-mère fit entrer au Conseil l'une de ses créatures, Richelieu, ancien évêque de Luçon. À partir de 1626 et jusqu'à la fin du règne, Richelieu fut comme premier ministre le maître absolu de l'État. Les complots successifs de Marie de Médicis, de Gaston d'Orléans, d'Anne d'Autriche et de Cinq-Mars ne purent venir à bout de la faveur du cardinal. Il soumit le parti protestant (prise de La Rochelle, 1628, édit de grâce d'Alès, 1629) et fit entrer la France dans la guerre de Trente Ans, guerre d'abord couverte (1630) puis ouverte (1635). Cette longue entreprise " d'abaissement de la maison d'Autriche " allait durer jusqu'en 1659. Richelieu n'en vit pas la fin, mais put assister à la conquête de l'Artois, de l'Alsace et du Roussillon. Avec les années 1630, arriva une " révolution dans l'art de gouverner " correspondant au ministériat de Richelieu et à l'entrée de la France dans la guerre de Trente Ans. Dans le contexte de la " révolution militaire " du XVIIe siècle (effectifs décuplés, prépondérance de l'infanterie et des armes à feu, fortification bastionnée), l'effort de guerre sans précédent imposa et justifia un État tout-puissant, animé par la seule raison d'État. " Géant du grand siècle ", étudiée par les Anglo-saxons plus que par les historiens de l'Hexagone, l'armée française devint un Léviathan armé ; l'impôt qui la nourrit pesa comme jamais auparavant. L'exercice du pouvoir gagna en efficacité, avec l'organisation du Conseil d'État et l'institution des intendants. Un premier contrôle de l'opinion et de la langue se mit en place (institution de l'Académie française, création de la Gazette de France). Le pouvoir tendit aussi à la brutalité : évoquant le début des années 1630, Omer Talon écrit que " l'on voulait les choses par autorité et non par concert ". La Fronde apparaît comme une réaction ratée à ces changements trop rapides. Roi guerrier, roi pénétré de ses devoirs, Louis XIII laissa faire le Grand Cardinal tout en conservant la direction des armées, qu'il conduisit avec bravoure (siège de La Rochelle, 1628, affaire du Pas de Suse, 1629, conquête du Roussillon, 1642). Il se servit de Richelieu sans l'aimer, mais après sa mort, en 1642, conserva ses ministres et continua sa politique jusqu'à sa mort survenue l'année suivante. D'Anne d'Autriche épousée en 1614, il avait eu deux fils, Louis XIV et Philippe d'Orléans.

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