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LOUIS XV DIT LE BIEN AIMÉ (01/09/1715-10/05/1774)

Faux louis d'or dit "au bandeau" - 1770
N° v11_1207
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Nom de l'atelier : Paris
Lettre d'atelier : A
Emplacement atelier : A entre les deux écus du revers
Diamètre en mm : 23,5 mm
Axe des coins : 6 h.
Métal : Or
Poids observé : 7,66 g.
Poids théorique : 8,158 g.
Taille : 1/30 marc
Titre en millième : 917°/oo
Titre ancien : 22 kar.°
Valeur : 24 lt.
Tranche : cordonnée
Rareté : RR État de conservation : TTB Prix de départ :
228.67 €
Prix Réalisé :
228.67 €
Nombre d'Offres :
1
Meilleure Offre :
442.10 €
AVERS
Légende : LUD. XV. D. G. FR. - ET NAV. REX..
Traduction : (Louis XV, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre).
Description : Tête de Louis XV à gauche, ceinte d'un bandeau, les cheveux longs ; (Mm) sous le buste.
REVERS
Légende : .CHRS. REGN. VINC. IMPER (Mg) 1770.
Traduction : (Le Christ règne, vainc, commande).
Description : Deux écus ovales de France et de Navarre, sous une couronne ; au-dessous la lettre d'atelier.
Maître d'Atelier : Héron sous la tête = Jean Dupeyron (1765-1781) Maître graveur : Croix fleuronnée avant le millésime = Charles Robert Röettiers (1759-1772) Graveur : Joseph Charles Röettiers (1693-1779) Graveur général : Joseph Charles Röettiers (1727-1768)
N° dans les ouvrages de référence : C.2088 - L.696 - G.341 - Dr.519 - Dy.1643
Description état de conservation : Ce louis est frappé sur un flan un peu court et présente de petites rayures devant et derrière la tête du roi ainsi qu’entre les deux écus du revers. On doit noter un défaut de flan au niveau de la bouche du roi.
Commentaires à propos de ce type monétaire :
L’or de ce faux louis tire sur le blanc indiquant qu’il fut frappé dans un métal de faible titre. La gravure est grossière sur les deux faces, notamment pour la tête du roi et au niveau des différents du directeur et du graveur.
Historique :
Né à Versailles en 1710, Louis XV était le fils de Louis, duc de Bourgogne, et de Marie-Adélaïde de Savoie. Il succéda à son arrière-grand-père en 1715, en raison du décès prématuré de son grand père, le Grand Dauphin, et de son père. Pendant la minorité du roi, la régence revint à Philippe, duc d'Orléans, neveu de Louis XIV. Après un essai malheureux de gouvernement par conseils substitué aux secrétaires d'État (la Polysynodie, 1715-1718), le régent revint aux maximes de son oncle et préserva l'autorité monarchique. Les vraies nouveautés de la régence furent dans la tentative ratée de réforme économique et financière (système de Law) et dans une libéralisation des mœurs et une orientation différente de la littérature, en réaction contre le rigorisme du siècle précédent. Majeur, Louis XV fut sacré à Reims en 1722. Se succédèrent alors comme premiers ministres : le duc d'Orléans (1722-1723), le duc de Bourbon (1723-1726) et le cardinal de Fleury, ancien précepteur du roi (1726-1743). Cette période fut marquée par la guerre de Succession de Pologne (1733-1738), qui permit à la France de placer le roi détrôné de Pologne, Stanislas, beau-père de Louis XV, à la tête de la Lorraine et, à terme, de mettre la main sur le duché. Le ministère de Fleury, d'esprit pacifique, fut pour la France une période de récupération après les épreuves du règne précédent. Commencée sous Fleury, la guerre de Succession d'Autriche (1741-1748) eut des résultats moins heureux, la paix d'Aix-la-Chapelle nous faisant renoncer aux conquêtes de Maurice de Saxe dans les Pays-Bas. C'est pendant cette guerre que Louis, ayant commencé à gouverner, connut l'apogée de sa popularité, en particulier durant sa maladie à Metz (1744). La guerre de Sept Ans (1756-1763) sera, elle, tout à fait désastreuse. Au traité de Paris, la France perd le Canada et les Indes. L'annexion de la Corse, en 1769, fut un succès tardif et de moindre importance. L'Angleterre triomphait dans son combat séculaire pour la domination de l'Atlantique. L'alliance autrichienne s'était révélée peu utile et l'émergence de la Prusse faisait paraître une nouvelle menace, dont toute l'ampleur se révéla au siècle suivant. À l'intérieur, les ministères successifs se heurtèrent à l'opposition des parlements, notamment du Parlement de Paris, et à la permanence du mouvement janséniste. La politique de fermeté menée entre 1770 et 1774, ne put racheter les hésitations des décennies précédentes. En ce siècle des Lumières, le décalage entre l'ancienne religion monarchique et la pratique autoritaire du pouvoir, d'une part, l'évolution des esprits et des mœurs, de l'autre, ne cessa de grandir. Le pouvoir royal se figea dans la répétition servile des maximes de gouvernement propres à Louis XIV. Louis XV et Louis XVI n'avaient pas l'aura de leur aïeul : ils flottaient dans cet habit de gloire trop ample pour eux. De l'intérieur, la " vieille machine " donnait des signes de dérèglement, instabilité et despotisme ministériels simultanés, règne des favorites. Un malaise apparut dans les élites ; la noblesse, l'office, le service militaire n'étaient plus les valeurs sûres de jadis. L'opinion publique devenait une force. Tandis que le pouvoir politique tendait à l'immobilisme, la machine administrative, elle, se modernisa, dans un souci de contrôle, de mesure, de bonne gestion. Le règne de Louis XV a été pour la France une ère de prospérité et de développement économique, en même temps que celui d'une extrême floraison des arts, des lettres et des sciences. De Marie Leczynska, épousée en 1725, Louis XV eut un fils, Louis, né en 1729, qui mourut en 1765, laissant lui-même trois fils : les futurs Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

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