Commentaires à propos de cet exemplaire : Probablement le troisième exemplaire connu avec ce revers.
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Commentaires à propos de ce type monétaire :
Cette monnaie est de la plus grande rareté. Au revers, Aurélien reçoit le titre de “Prince de la Jeunesse”. Ce titre est tout à fait inhabituel pour un empereur qui ne fut jamais César avant d’être Auguste. Ce revers très énigmatique suscita de nombreuses et diverses interprétations de la part des historiens. Léon Homo avait suggéré que le revers représente Aurélien face à Vaballath, auquel Aurélien a été forcé de reconnaître certains titres (comme celui de Dux Romanorum) au début de son règne. Cependant, si on suit la chronologie mise en place par Sylviane Estiot, qui place cette émission au moment de la campagne contre Palmyre, l’interprétation de Léon Homo ne peut être conservée. Sylviane Estiot a d’ailleurs montré que plusieurs inscriptions du règne d’Aurélien confèrent à l’Auguste le titre de “Prince de la Jeunesse”. Dans son ouvrage, Robert Göbl ne connaît qu’une monnaie avec ce revers sur laquelle la lettre d’officine est illisible. Sylviane Estiot a recensé six monnaies portant ce revers dont deux exemplaires avec C*S.
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Historique :
Aurélien est né vers 207 à Sirmium. Après une brillante carrière militaire, il fut proclamé auguste à Sirmium après la mort de Claude II et resta seul empereur après le suicide de Quintille. Il prit la douloureuse décision d'abandonner la Dacie en 271 puis attaqua Zénobie et Vaballath en s'emparant de Palmyre en 272. Ensuite, il entreprit la reconquête de l'Empire Gaulois et vainquit Tétricus à Châlons. Il triomphe à Rome et accorde la vie sauve à ses prisonniers de marque. Il est assassiné au moment où il préparait une campagne contre les Sassanides afin de reconquérir la Mésopotamie. Avec la réforme, Aurélien essaya de récréer un véritable système monétaire cohérent qui avait complètement disparu depuis la fin du règne de Gallien. Un retour à l'orthodoxie monétaire, les victoires sur Palmyre et l'Empire Gaulois permirent cette restauration monétaire qui devait subsister tant bien que mal jusqu'à la réforme de Dioclétien en 294. Apparemment le denier, parfois argenté, valait la moitié de la nouvelle monnaie dénommée aurelianus ou antoninianus.
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