ROME X
Bibliographie

Dans cette bibliographie, nous n’avons sélectionné que les ouvrages historiques exclusivement consacrés au règne d’Aurélien, exception faite de l’Histoire Auguste véritablement indispensable à tout historien. De même, les ouvrages de numismatique cités ci-dessous sont les plus utilisés pour classer les monnaies d’Aurélien. Il va sans dire qu’il existe beaucoup d’autres ouvrages consacrés au monnayage du troisième siècle, qui, sans répertorier les monnaies, apportent de riches informations sur le monnayage d’Aurélien.

Bibliographie historique

Homo ««««

Léon Homo, Essai sur le règne d’Aurélien (270-275), Bibliothèque des Écoles françaises de Rome et d’Athènes, fascicule 89, Paris, 1904, 390 pages, 3 planches.

Ce livre, qui est en fait la thèse de doctorat du grand historien Léon Homo (1872-1957), fut le premier travail véritablement consacré au règne d’Aurélien. Les points de vue de l’auteur étaient souvent très en avance sur son temps. Néanmoins, Léon Homo considère, suivant « l’ancienne école », que l’Histoire Auguste a été écrite au début du quatrième siècle, et non pas à la fin de ce siècle comme l’avait prouvé peu de temps auparavant Hermann Dessau. Il en résulte une certaine crédulité vis-à-vis de cette œuvre, que l’on utilise maintenant avec beaucoup plus de précautions.

Certaines dates sont à revoir à la vue des travaux récents d’épigraphie et de papyrologie, mais l’essentiel des informations qu’on y trouve reste d’actualité. Les apports du règne et la chronologie des évènements sont décrits avec une étonnante précision. Chaque affirmation de l’auteur est rigoureusement démontrée en utilisant les sources anciennes.

Une partie est consacrée aux nombreuses réformes qu’entreprit Aurélien durant son règne. Un chapitre entier de 30 pages est consacré à la réforme monétaire. Léon Homo, qui n’était pas numismate, se base sur le travail de Theodor Rohde et fait la synthèse des nombreux travaux relatifs à la réforme monétaire. La réforme religieuse, qui voit l’imposition du culte solaire, prend naturellement une place importante dans l’ouvrage.

L’appendice IV présente les légendes monétaires connues avec une concordance entre le travail de Rohde et le tome VI de l’ouvrage d’Henri Cohen. Une partie de cet appendice décrit tous les types monétaires connus de l’auteur représentant Sol (Le Soleil).

Cet ouvrage, bien qu’ancien, reste la meilleure référence sur l’empereur Aurélien. Il est tout aussi utile à l’historien qu’au numismate, qui souhaite s’intéresser aux monnaies d’Aurélien, car ce monnayage est inexorablement lié à l’histoire économique et politique du règne.

Le seul « reproche » que l’on puisse faire à ce remarquable ouvrage est qu’il est très difficile de s’en procurer un exemplaire.

 

Cizek ««

Eugen Cizek, L’Empereur Aurélien et son temps, Les Belles Lettres, Paris, 1994, 310 pages, 150 francs.

Eugen Cizek, historien roumain, nous avait habitué à de fascinants ouvrages comme son célèbre Néron (Paris, 1982). Néanmoins, son récent travail sur Aurélien nous paraît très décevant. Paru exactement 90 ans après le travail de Léon Homo, il n’en est pourtant qu’une pâle copie.

Les points de vue abordés sont généralement les mêmes que ceux de Léon Homo, pour aboutir le plus souvent aux mêmes conclusions, mais sans une argumentation aussi intéressante et aussi minutieuse.

En fait, aucun élément nouveau ne vient enrichir les connaissances sur le règne d’Aurélien. Les dates des principaux évènements du règne ne sont pas, comme on aurait pu s’y attendre, mis à jour en fonction des récentes découvertes épigraphiques ou papyrologiques.

Au cours de l’ouvrage, l’auteur se réfère parfois à l’analyse de trésors monétaires. Pourtant, il n’utilise aucune étude scientifique suffisamment récente, comme le trésor de Maravielle, et se contente de publications numismatiques parues au début du XXe siècle, le plus souvent obsolètes.

Certains points de vue de l’auteur nous semblent discutables. Il considère, en effet, que la révolte des monétaires de Rome eut lieu en 274, c’est-à-dire à la fin du règne. Or il est généralement admis que cette révolte eut lieu au cours de l’année 272, et qu’elle eut pour conséquence, ou cause, la fermeture temporaire de l’atelier de Rome (voir en particulier l’introduction du catalogue de la Venèra par Sylviane Estiot). Pour convaincre le lecteur, Eugen Cizek ne présente aucun argument historique, et encore moins d’argument numismatique.

Un des seuls avantages de ce livre est d’être vendu à bon marché et d’être disponible dans toutes les grandes librairies. À défaut de pouvoir se procurer l’ouvrage de Léon Homo, ce livre permet une approche historique du règne d’Aurélien.

 

Histoire Auguste «««««

Histoire Auguste, Les empereurs romains des IIe et IIIe siècles, texte latin-français, traduction par André Chastagnol, Éditions Robert Laffont, Collection Bouquins, Paris,1994, clxxxii et 1244 pages, 179 francs.


L’Histoire Auguste est une des œuvres les plus connues sur la vie des empereurs romains. Il est aujourd’hui établi que cet ouvrage fut composé à la fin du quatrième siècle, et que de nombreuses erreurs et inventions de l’auteur figurent dans le texte. Néanmoins, cette œuvre antique reste très précieuse, en particulier pour le troisième siècle où les sources antiques font souvent défaut.

On doit la traduction de cette édition au regretté André Chastagnol, brillant historien, qui commenta chaque vie en fonction des connaissances actuelles.

Cette édition est un agréable outil de travail, véritablement indispensable pour comprendre, ou du moins appréhender, l’histoire du troisième siècle. La vita Aureliani est la seconde en longueur de toute l’œuvre.

Pour une édition plus détaillée sur les seules vita Aureliani et vita Taciti, il est possible de se référer à la récente édition de l’Histoire Auguste dans la collection Budé (Série latine, Tome 5, Première partie, aux éditions Les Belles Lettres, Paris, 2001, 600 pages, 330 francs).

 

Bibliographie numismatique

LV. ««

Luigi A. Milani, Il Ripostiglio della Venèra, Monete romane della seconda metà del terzo secolo, Atti della R. Accademia dei Lincei, Anno CCLXXVII, 1879-80, serie terza, Memorie della Classe di Scienze, Storiche e Filologiche, volume IV, Rome, 1880, 211 pages, 3 planches.

L’immense trouvaille de la Venèra (Italie du Nord) constitue l’un des plus grands trésors jamais découvert de monnaies de la seconde moitié du troisième siècle : à lui seul, il contient plus de 10.000 monnaies d’Aurélien sur un total de 50.000 monnaies. L’intérêt historique de cette trouvaille est inestimable. Luigi Milani en dressa le premier inventaire. Le travail était remarquable : les monnaies sont précisément décrites alors que la plupart des publications de l’époque se contentaient d’inventorier les types. Ce catalogue fut longtemps utilisé comme référence pour inventorier les trésors de la seconde moitié du troisième siècle.

Un projet lancé par Jean-Baptiste Giard entreprend de dresser un nouvel inventaire de cette trouvaille en fonction des connaissances actuelles. Le volume consacré à Aurélien, publié en 1995, fut écrit par Sylviane Estiot (voir plus bas). Ces nouvelles publications rendent aujourd’hui le travail de Luigi Milani, vieux de plus de cent ans, obsolète.

Aujourd’hui tombé dans le domaine public, ce livre est gratuitement consultable sur Internet sur le site http://www.i-numis.com.

 

Rohde «««

Theodor Rohde, Die Münzen des Kaisers Aurelianus, seiner Frau Severina und der Fürsten von Palmyra, Specialstudium, Erster-Abschnitt, Miskolcz, 1881-1882.

Avant l’ouvrage de Theodor Rohde, le monnayage d’Aurélien ne suscitait que de timides approches. L’auteur fut un véritable précurseur dans son domaine. Il distingua, avec une remarquable habilité, les différents ateliers monétaires en fonction du style des monnaies et dressa un inventaire détaillé des types avec pas moins de 446 numéros.

Ce travail comporte inévitablement de nombreuses erreurs, plus ou moins grossières. Un atelier monétaire est attribué à Tarraco en Espagne ; nous savons aujourd’hui qu’il s’agit en fait de Ticinum, ville d’Italie du Nord.

Cet ouvrage n’est plus considéré comme un ouvrage de référence. C’est cependant sur cette œuvre que se sont basées toutes les recherches du XXe siècle sur le monnayage d’Aurélien. Il est intéressant d’observer les modifications dans les classements depuis ce travail de pionnier jusqu’aux dernières recherches de Sylviane Estiot ; on se rend mieux compte de l’étendu du travail accompli.

Aujourd’hui scientifiquement dépassé, cet ouvrage reste d’un grand intérêt. Malheureusement, ce livre ne fut jamais réimprimé et il est devenu véritablement introuvable.

 

C. ««

Henry Cohen, Description historique des monnaies frappées sous l’Empire romain, 2e édition, Paris, 1886, tome VI, 570 pages.

L’œuvre monumentale d’Henri Cohen est depuis longtemps considérée comme un ouvrage de référence. Inestimable, aujourd’hui encore, pour les monnaies du Haut Empire, cet ouvrage l’est moins pour les monnaies frappées à partir de la seconde moitié du troisième siècle. En effet, l’auteur n’a inventorié que les types monétaires, ne précisant pas les lettres dans le champ ou à l’exergue - ce qui était un travail suffisamment important pour que personne, avant lui, n’entreprenne un tel projet. Les monnaies sont classées par ordre alphabétique des légendes de revers. Cet ouvrage, de huit tomes, reste indispensable pour tout numismate.

Bien que de faible utilité scientifique pour le seul monnayage d’Aurélien, l’œuvre d’Henri Cohen reste largement utilisée particulièrement en France. Les côtes de l’auteur, en francs or, peuvent s’avérer intéressantes pour juger, a priori, de la rareté d’une monnaie d’Aurélien.


RIC.5-1 «««

Percy H. Webb, The Roman Imperial Coinage, Valerian to Florian, volume V, partie i, Londres, 1927, 424 pages, 12 planches, 750 francs.

Le cinquième volume du Roman Imperial Coinage est certainement le volume le plus controversé de la série. Écrit peu avant la première guerre mondiale, mais paru plus tard, le travail de Percy H. Webb se trouva très vite dépassé par les nombreuses et incessantes recherches sur le monnayage du troisième siècle. Son approche sur le monnayage d’Aurélien n’est pas très originale puisqu’il reprend exactement le classement de Theodor Rohde, paru plusieurs décennies auparavant, sans pour autant en offrir la même rigueur. De très nombreuses monnaies, parfois même courantes, manquent au catalogue. Le catalogue manque surtout de précision : en effet, à chaque type de revers est associé plusieurs bustes sans pour autant indiquer les combinaisons possibles de celles qui n’existent pas.

Néanmoins, l’appartenance de ce livre à la série de référence RIC fait qu’il reste universellement employé et nécessaire à tout numismate.


Bastien «««««

Pierre Bastien, Le monnayage de l’atelier de Lyon, de la réouverture de l’atelier par Aurélien à la mort de Carin (fin 274- mi 285), Numismatique romaine, IX, Wetteren, 1976, 287 pages, 63 planches, 550 francs.

L’œuvre du Docteur Pierre Bastien est certainement une des plus brillantes en numismatique romaine de ces dernières décennies. Le volume consacré en partie à Aurélien couvre la période allant de la réouverture de l’atelier en 274 à la mort de Carin. Pour Aurélien et Séverine, les monnaies frappées à Lyon sont peu communes et occupent par conséquent une faible place dans ce corpus. Néanmoins, chaque type monétaire est précisément décrit et la provenance de tous les exemplaires connus de l’auteur est indiquée. Beaucoup de monnaies sont reproduites sur les superbes planches. Chacune des trois émissions du règne d’Aurélien est précisément définie.

Ce corpus est un exemple de ce qui devrait être fait pour tous les autres ateliers de l’Empire. La méthodologie du Docteur Bastien influence encore de nombreux chercheurs dans leurs travaux, même si ces derniers ne concernent pas le monnayage de Lyon.

 

Maravielle ««««

Sylviane Estiot, « Le trésor de Maravielle (Var) », in Trésors monétaires V, Paris, 1983, 192 pages et 43 planches (dont 107 pages et 36 planches sur le trésor de Maravielle), 430 francs.

Le trésor de Maravielle du Sud de la France comporte 1745 monnaies dont 678 frappées sous le règne d’Aurélien. Dans cette étude, Sylviane Estiot présente l’état de ses recherches sur le monnayage d’Aurélien, mais aussi de ses successeurs. L’auteur dresse le tableau des ateliers monétaires et des nombreuses émissions. Une intéressante étude statistique est menée tout au long du texte, étude qui mène à de surprenantes et inattendues conclusions sur la réforme monétaire entreprise par Aurélien en 274. L’auteur a ainsi montré que, dans certains ateliers, le poids des antoniniens pré-réforme est de peu supérieur à celui des antoniniens réformés.

Depuis cette publication, Sylviane Estiot apporta de nombreuses modifications à son classement en particulier dans la nouvelle édition du catalogue de la Venèra. Néanmoins, cette étude reste indispensable à tout numismate intéressé par la période allant d’Aurélien à Carin.


Göbl ««««

Robert Göbl, Moneta Imperii Romani, Die Münzprägung des Kaisers Aurelianus (270/275), Vienne, 1993, 2 tomes, 252 pages, 165 planches, 29 tables, prix sur commande.


L’ouvrage de Robert Göbl est constitué de deux volumes, un de texte, l’autre de planches. Le volume de texte présente essentiellement un bref synopsis des émissions monétaires et de nombreuses tables de concordance. L’auteur ne présente aucun catalogue : les monnaies doivent être classées directement avec les planches.

Difficiles d’utilisation au premier abord, les planches se révèlent assez pratiques dès que sont comprises les règles du jeu : le premier nombre désigne le type monétaire (le revers) ; la lettre qui suit ce nombre désigne le type de buste, ou la variété de style ; enfin, le dernier nombre indique le numéro d’officine. Ainsi, 233c6 désigne le « Münztyp » 233, la variété c de droit, et la sixième officine.

La classification des émissions monétaires n’est guère expliquée. L’auteur présente brièvement la constitution de chaque émission, sans présenter les arguments qui l’ont poussé à établir une telle chronologie. Robert Göbl employa la méthode de Karl Pink, c’est-à-dire une organisation rigoureuse des émissions monétaires en fonction des types de revers, chaque émission étant datée en observant les parallélismes entre les ateliers. On peut reprocher à l’auteur d’avoir entièrement négligé les critères stylistiques, ce qui aurait permis de distinguer les monnaies de même type mais incontestablement d’ateliers différents. Ainsi, plusieurs monnaies de mêmes coins de droit sont attribuées à différents ateliers.

Il fut aussi reproché à l’auteur d’avoir négligé toute source historique autre que les monnaies. La chronologie du règne aurait sans doute amené l’auteur à modifier certaines datations. En effet, les nombreuses campagnes militaires d’Aurélien sont fortement liées à la production des ateliers monétaires qui intensifiaient souvent leur production lors de l’arrivée de l’empereur et de son armée dans la ville.

Les planches offrent un excellent catalogue des types monétaires connus. Il est nécessaire de s’y référer régulièrement, en particulier si la monnaie manque au nouveau catalogue de la Venèra. C’est donc un ouvrage indispensable pour tout numismate qui souhaiterait s’intéresser au monnayage d’Aurélien.

 

Estiot «««««

Sylviane Estiot, Ripostiglio della Venèra, Nuovo Catalogo Illustrato, volume II/1, Aureliano, Rome, 1995, 270 pages, 56 planches, 920 francs.

Ce nouveau catalogue de la trouvaille de la Venèra offre enfin aux numismates et aux historiens une étude complète et scientifique des monnaies frappées durant la seconde moitié du troisième siècle.

Le volume consacré à Aurélien, rédigé par Sylviane Estiot, offre le classement le plus scientifique de ce monnayage. Plus de 10 000 monnaies d’Aurélien et Séverine sont répertoriées. Chaque atelier est tour à tour examiné avec le plus grand soin. Le classement est expliqué et argumenté. Chaque émission est présentée dans un tableau avec les légendes de droit, les bustes et les types de revers connus. Les planches enfin, nombreuses et de grande qualité, permettent d’observer les différents styles de gravure au sein d’un même atelier.

Dans l’ouvrage de Robert Göbl, on est surpris de constater qu’au sein d’une même émission, il existe tant de variétés stylistiques que l’auteur ne tente pas d’expliquer. Le classement de Sylviane Estiot, plus subtil, isole chaque « groupe stylistique » au sein d’une même émission ou d’une phase. Le résultat est un classement beaucoup plus réaliste, et finalement plus logique. Il suffit de feuilleter attentivement les planches du nouveau catalogue de la Venèra pour constater l’homogénéité stylistique de chaque émission, ce qui confirme le bien fondé de ce classement.

Les rares types monétaires absents de la trouvaille sont cités dans l’introduction. Une étude statistique et métrologique des monnaies de chaque atelier apporte de nouveaux éléments permettant de mieux comprendre le monnayage d’Aurélien. La réforme monétaire d’Aurélien apparaît sous un nouveau jour.

Tout au long du présent catalogue de vente, nous nous baserons uniquement sur cet ouvrage. Le nombre d’exemplaires de chaque type présent dans la trouvaille est sans doute le meilleur indicateur de la rareté d’une monnaie. Il faut cependant faire exception des monnaies frappées à Antioche ou à Tripolis, qui, du fait de la distance avec ce trésor d’Italie du Nord, sont nécessairement peu nombreuses dans la trouvaille.

Depuis cette publication, Sylviane Estiot ne cesse de poursuivre ses recherches, toujours aussi fructueuses. La brillante savante publie régulièrement d’inévitables corrections, et améliore sans cesse son classement. Citons notamment les publications suivantes, auxquelles il est nécessaire de se référer :

Sylviane Estiot, « Aureliana » in Revue Numismatique, Paris, 1995, p.50-94.

Sylviane Estiot et F. Bonté, « Aurélien et Séverine : trois raretés et un inédit », in Bulletin de la Société Française de Numismatique, 1, 1997, p. 4-9.

Cet ouvrage est tout simplement indispensable à tout numismate et à tout historien. Le monnayage d’Aurélien et l’histoire du règne ne peuvent être appréhendés sans un renvoi constant à ce remarquable travail, fruit de nombreuses années de recherches.

 

Jérôme Mairat

 

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