Rome VI
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| MAGNENCE Flavius Magnus Magnentius - Auguste - (18/01/350-10/08/353) |
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346. Maiorina,
351-352,
Amiens,
5e ém.,
(Ae,
20 mm.,
12 h.,
4,52 g.).
(pd. th. 5,41 g.
taille 1/60 L.).
A/ D N MAGNEN - TIVS [P F AVG]/ A|-. (Notre Maître Magnence Pieux Heureux Auguste). Buste de Magnence à droite, tête nue, avec cuirasse et paludamentum, vu de trois quarts en avant (A°). R/ VICTORIAE DD NN AVG ET CAE/ *// °AMB*. (la Victoire de Nos Augustes et Césars). Deux Victoires ailées debout de face tenant une couronne dans laquelle on lit VOT V MVLT X. C.68 - RIC.16 - LRBC.- - B.117 (1ex.) - Foss 5. Flan court. Patine marron-terre. Beau revers.
La durée de vie de l'atelier d'Amiens (Ambianum), d'où Magnence était originaire, fut extrêmement courte entre le milieu de 350 à la fin de l'année 353. Magnence est proclamé le 18 janvier 350, grâce à sa rapidité et à une activité diplomatique importante qui lui a permis de s'emparer de la Bretagne, la Gaule, l'Italie et d'une partie des Balkans, mais il ne réussit pas à se faire reconnaître par Constance II. Magnence essuie une sévère défaite à Mursa en septembre 351. Obligé de battre en retraite, il perd l'année suivante l'Italie avant de voir la Gaule envahie par les généraux de Constance. Battu au Mont Séleucus près de Gap, il se suicida à Lyon le 10 août 353 |
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| MAGNENCE Flavius Magnus Magnentius - Auguste - (18/01/350-10/08/353) |
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347. Double Maiorina,
353,
Trèves,
7e ém.,
(Ae,
25 mm.,
6 h.,
6,97 g.).
(pd. th. 8,18 g.
taille 1/40 L.).
A/ D N MAGNENT - IVS P F AVG. (Notre Maître Magnence Pius Heureux Auguste). Buste de Magnence à droite, tête nue, avec cuirasse et paludamentum, vu de trois quarts en avant (A°). R/ SALVS DD NN AVG ET CAES/ A|(oméga)// [TRP]. (Le Salut de Nos Empereurs et Césars). Autour du monogramme du christ, entre les lettres alpha et oméga. C.31 (2f.) - RIC.320 - LRBC.62 - B.88 (9 ex.) - Foss 9. Flan court. Exergue illisible. Patine marron-vert avec des concrétions terre surtout au revers.
Ce revers pose le problème de savoir si Magnence était chrétien, ou si le but de sa propagande militaire était de mettre les chrétiens dans son camp et opposer ces derniers à Constance II. Magnence est proclamé le 18 janvier 350, grâce à sa rapidité et à une activité diplomatique importante qui lui a permis de s'emparer de la Bretagne, la Gaule, l'Italie et d'une partie des Balkans, mais il ne réussit pas à se faire reconnaître par Constance II. Magnence essuie une sévère défaite à Mursa en septembre 351. Obligé de battre en retraite, il perd l'année suivante l'Italie avant de voir la Gaule envahie par les généraux de Constance. Battu au Mont Séleucus près de Gap, il se suicida à Lyon le 10 août 353 |
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| CONSTANCE GALLE Flavius Claudius Julius Constantius Gallus - César - (15/03/351-hiver 354) |
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348. Maiorina,
350-355,
Antioche,
3e ém.,
9e off.,
(Ae,
22 mm.,
5 h.,
5,44 g.).
(pd. th. 5,40 g.
taille 1/60 L.).
A/ D N CONSTANTI-VS NOB CAES. (Notre Maître Constance Noble César). Buste de Constance Galle, tête nue à droite, avec cuirasse et paludamentum, vu de trois quarts en avant (A°). R/ FEL TEMP - REPARATIO/ (gamma)|- // AN(thêta). (Le Renouvellement des Temps Heureux). Soldat en fureur debout à gauche, tenant un bouclier de la main gauche, perçant de sa haste et poussant du pied un ennemi qui est tombé par dessus son cheval en tâchant de se tenir à sa crinière ; l'ennemi lève les yeux et tend le bras gauche. A terre, u. C.7 - RIC.134 - LRBC.2626 - Foss 4. Flan large. Jolie patine verte lissée. Beau portrait.
Les monnaies de cette émission présentent la lettre (gamma) dans le champ au revers. Les monnaies de l'émission suivante présentent la lettre (delta). Il semblerait bien qu'il s'agisse du numéro d'émission dans le système de l'administration monétaire. Constance Galle fut nommé César le 18 mars 351 pour répondre à l'usurpation de Magnence. Il épousa Constantia et fut envoyé en Orient pour stabiliser la situation face aux sassanides menaçants. Installé à Antioche, il se montra brutal et intransigeant. Devant la peur d'une révolte de l'Orient, Constance le rappela, le fit arrêter en Illyrie et décapiter à la fin de l'année 354. |
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| CONSTANCE GALLE Flavius Claudius Julius Constantius Gallus - César - (15/03/351-hiver 354) |
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349. Demi-maiorina,
351-355,
Siscia,
2e off.,
(Ae,
19 mm.,
12 h.,
2,25 g.).
(pd. th. 2,70 g.
taille 1/120 L.).
A/ D N CONSTANTIVS IVN NOB C. (Notre Maître Constance Jeune et Noble César). Buste de Constance Galle, tête nue à droite, avec cuirasse et paludamentum, vu de trois quarts en avant (A°). R/ FEL TEMP - REPARATIO// BSIS. (Le Renouvellement des Temps Heureux). Soldat en fureur debout à gauche, tenant un bouclier de la main gauche, perçant de sa haste et poussant du pied un ennemi qui est tombé par dessus son cheval en tâchant de se tenir à sa crinière ; l'ennemi lève les yeux et tend le bras gauche. A terre, u. C.10 - RIC.351 - LRBC.1219 - Foss 4. Très jolie patine vert olive lissée. Beau revers et très beau portrait. Très bel exemplaire.
L'atelier de Siscia était entre les mains de Vétranion jusqu'à la fin de l'année 350. En septembre 351, l'atelier tomba entre les mains de Magnence et de Décence et fut repris par Constance par la suite. Constance Galle fut nommé César le 18 mars 351 pour répondre à l'usurpation de Magnence. Il épousa Constantia et fut envoyé en Orient pour stabiliser la situation face aux sassanides menaçants. Installé à Antioche, il se montra brutal et intransigeant. Devant la peur d'une révolte de l'Orient, Constance le rappela, le fit arrêter en Illyrie et décapiter à la fin de l'année 354. |
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| JULIEN II LE PHILOSOPHE Flavius Claudius Julianus - César - (6/01/355-02/360) |
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350. Maiorina réduite (Bronze AE 4),
355-361,
Siscia,
4e off.,
(Ae,
17 mm.,
12 h.,
2,63 g.).
(pd. th. 2,46 g.
taille 1/132 L.).
A/ D N IVLIANVS NOB CAES. (Notre Maître Julien Noble César). Buste tête nue de Julien II à droite, drapé et cuirassé vu de trois quarts en avant (A°). R/ FEL TEMP - REPARATIO/ M|-// (delta)SISZ. (Le Renouvellement des Temps Heureux). Soldat en fureur debout à gauche, tenant un bouclier de la main gauche, perçant de sa haste et poussant du pied un ennemi qui est tombé par dessus son cheval en tâchant de se tenir à sa crinière ; l'ennemi lève les yeux et tend le bras gauche ; à terre,. C.14 - RIC.370 (S) - LRBC.-. Flan court. Patine vert olive foncé. Faiblesse de frappe au revers.
Au départ, la maiorina était taillée au 1/72e de la livre (4,51 g.). Après 351, elle fut taillée successivement au 1/132e (2,46 g.) (notre exemplaire), puis au 1/144e de livre (2,225 g.), poids de l'ancienne demi maiorina, enfin au 1/168e de la livre (1,93 g.). Julien entreprendra une grande réforme monétaire en 362. Julien II, César en 355, fut proclamé Auguste à Paris en février 360. Après la mort de Constance II en novembre 361, il resta seul maître de l'Empire. Installé à Antioche au début de 363 où il écrivit le Misopogon (de ceux qui sont contre la barbe), car il portait la barbe des philosophes. Il abjura le christianisme en essayant de créer un syncrétisme païen. Cette politique échoua et ne survécut pas à l'empereur qui trouva la mort le 26 juin 363, tué ou assassiné, alors qu'il avait entamé une brillante campagne contre les sassanides. |
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| JULIEN II LE PHILOSOPHE Flavius Claudius Julianus - Auguste - (02/360-26/06/363) |
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351. Silique,
360-361,
Arles,
2e off.,
(Ar,
15 mm.,
12 h.,
2,28 g.).
(pd. th. 2,25 g.
taille 1/144 L.).
A/ D N IVLI - ANVS P F AVG. "Dominus Noster Julianus Pius Felix Augustus" (Notre Maître Julien Pieux Heureux Auguste). Buste de Julien II diadémé, drapé et cuirassé à droite, vu de trois quarts en avant (A'). R/ VOT/ V/ MVLT/ XX// SCON. (Voeux pour le cinquième anniversaire de règne, et voeux pour le vingtième à venir). en quatre lignes dans une couronne de laurier avec un médaillon orné d'un globe. C.161 - RIC.295 - Foss 12. Poids lourd. Longue fêlure de frappe à dix heures.
L'atelier d'Arles ouvrit ses portes en 313. En 328, Arles change de nom et devient Constantia, en l'honneur de Constantin II né dans cette ville. Julien II, César en 355, fut proclamé Auguste à Paris en février 360. Après la mort de Constance II en novembre 361, il resta seul maître de l'Empire. Installé à Antioche au début de 363 où il écrivit le Misopogon (de ceux qui sont contre la barbe), car il portait la barbe des philosophes. Il abjura le christianisme en essayant de créer un syncrétisme païen. Cette politique échoua et ne survécut pas à l'empereur qui trouva la mort le 26 juin 363, tué ou assassiné, alors qu'il avait entamé une brillante campagne contre les sassanides. |
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| JULIEN II LE PHILOSOPHE Flavius Claudius Julianus - Auguste - (02/360-26/06/363) |
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352. Double maiorina,
361-363,
Siscia,
2e off.,
(Ae,
28 mm.,
6 h.,
7,87 g.).
(pd. th. 8,11 g.
taille 1/40 L.).
A/ D N FL CL IVLI-ANVS P F AVG. "Dominus Noster Flavius Claudius Julianus Pius Felix Augustus" (Notre Maître Flavius Claude Julien Pieux Heureux Auguste). Buste de Julien II diadémé, drapé et cuirassé, à droite, vu de trois quarts en avant (A'). R/ SECVRITAS REI PVB// *BSIS(palme). (La Sécurité de la République). Taureau passant à droite surmonté de deux étoiles ; devant lui, un aigle debout sur une couronne à droite. C.38 - RIC.413 (R) - LRBC.- - Foss 10. Flan large. Patine noire. Beau droit avec un beau portrait. Revers piqué avec un coup dans le champ.
Le revers montre un boeuf et exprime clairement que Julien était païen. Il avait reçu le taurobole du culte de Mithra en Asie Mineure en 355 avant son adoption. Certains historiens suggèrent que le taureau fait référence au paganisme pour les chrétiens (épisode du veau d'or dans l'ancien testament). Julien révèle ainsi son opposition vis-à-vis du christianisme. Julien II, César en 355, fut proclamé Auguste à Paris en février 360. Après la mort de Constance II en novembre 361, il resta seul maître de l'Empire. Installé à Antioche au début de 363 où il écrivit le Misopogon (de ceux qui sont contre la barbe), car il portait la barbe des philosophes. Il abjura le christianisme en essayant de créer un syncrétisme païen. Cette politique échoua et ne survécut pas à l'empereur qui trouva la mort le 26 juin 363, tué ou assassiné, alors qu'il avait entamé une brillante campagne contre les sassanides. |
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