| Le vocabulaire du jeton est très proche de celui des
monnaies: des "flans" métalliques circulaires
sont "frappés" à laide de
"coins", selon lépoque au
"marteau", au "balancier" ou à la
"presse". Ils sont en bronze, "AE",
cuivre ou laiton, en argent, "AR" ou en or
"AV". Le jeton a un "avers" ou
"droit" et un "revers", une
"tranche" qui peut être "lisse" ,
"cordonnée" - avec un motif irrégulier qui
évite les rognures de métal par des aigrefins, ou
"striée", comme le sont nos monnaies
actuelles.
On considère que l"avers" se trouve
du coté du portrait du roi ou de la représentation de
lémetteur, une ville par exemple, et le revers du
coté de lillustration spécifique et de la
légende propre au jeton.
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Le texte spécifique à un jeton particulier
sappelle la "devise" et se trouve au
revers, alors que la "légende" par exemple
pour Louis XV "LUD. XV D.G. FRANC. ET NAV. REX"
, entoure le portrait du roi. La légende est souvent la
même que pour les monnaies contemporaines, cest à
dire, toujours pour Louis XV cette fois sans
abréviations "LUDOVICUS XV DEI GRATIA FRANCORUM ET
NAVARRAE REX" donc "LOUIS XV PAR LA GRÂCE DE
DIEU ROI DES FRANCS ET DE NAVARRE". Les jetons
étaient offerts dans des bourses de cuir brodées -
devenues très très rares - ou, au XIXème siècle -
dans des boites qui sont presque introuvables et valent
beaucoup plus cher que les jetons quelles
contenaient.
Ils se rangent dans un "médaillier" et se
classent soit avec des "catalogues" ou des
"corpus", ceux-ci ayant prétention,
contrairement aux catalogues, à être complètement
exhaustifs.
Bien entendu, comme pour les monnaies, il ne faut ni
les nettoyer, ni les dépatiner sans le concours
dun homme de lArt.
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