FRANCE IV

INTRODUCTION

Pour renouer avec la tradition des catalogues FRANCE I-III, nous avons choisi pour le catalogue FRANCE IV deux thèmes : l'un sur les blancs à la couronne de Charles VII, l'autre sur les monnaies de la Renaissance.

Le blanc à la couronne de Charles VII :

Le blanc à la couronne est une monnaie qui se rencontre relativement fréquemment. Utilisée par de nombreuses générations de Français de la fin du Moyen Âge, il continuait encore à circuler à la fin du XVIIe ou au début du XVIIIe siècles au sein d'une population souvent dans le besoin. D'après plusieurs documents d'archives des années 1780, ces monnaies se rencontraient fréquemment dans les quêtes d'églises… elles étaient donc encore utilisées plus de 400 ans après leur date d'émission.

Les blancs à la couronne sont des monnaies de collection de faible prix. Elles permettent d'avoir, sans grever sa bourse, un choix représentatif de la plupart des ateliers monétaires ayant frappés sous Charles VII, parfois de façon très épisodique tels que ceux de Laon, Orléans ou Chinon.

Le blanc à la couronne est un sujet de collection passionnant tant ces monnaies sont variées. Une observation attentive permet notamment sur les exemplaires superbes de montrer des traces de préparation au compas pour la gravure. Les différents de maître sont encore relativement rares au XVe siècle, mais ils commencent à se généraliser dans certains ateliers et notamment avec le blanc à la couronne. Faute de recherches approfondies en archives ces différents ne sont jamais attribués… ainsi n'est-il pas rare de trouver sur des monnaies de Poitiers un oiseau finement gravé ou une étoile à six rais sur des blancs à la couronne de La Rochelle. FRANCIÆ III, préparé par Stéphan Sombart, nous permettra peut-être de préciser le nom des maîtres ayant utilisé ces différents et de multiplier les collectionneurs de cette série en leur fournissant un ouvrage de référence spécialisé.

Les monnaies de la Renaissance :

Les monnaies de la Renaissance se caractérisent avant tout par l'apparition du portrait du roi à partir de la fin du règne de Louis XII (1498-1514). L'influence italienne, elle-même inspirée de l'Antiquité est indéniable... Les monnaies prennent à partir de cette époque une nouvelle dimension, elles sont un moyen de véhiculer le visage du roi. Pour des problèmes techniques liés à l'épaisseur des monnaies, toutes ne portent pas le portrait du souverain - celui-ci se rencontre sur la plupart des monnaies d'argent et de cuivre, très rarement sur l'or et jamais sur les monnaies de billon.
Stéphan Sombart nous a montré la diversité des portraits royaux pour un même roi souvent interprétés par les graveurs particuliers de chaque atelier. Cet auteur, avec FRANCIÆ IV, a classé pour la première fois les monnaies frappées entre 1540 et 1610 selon des critères stylistiques très rigoureux. Ces monnaies offrent une très grande diversité de portrait qui a de quoi réjouir le collectionneur. Il s'agit d'une période passionnante où de nombreuses monnaies attestées par les archives n'ont pas encore été retrouvées, surtout pour les menues monnaies trop rarement illustrées dans les catalogues de vente. Nous avons choisi d'illustrer en priorité ces petites monnaies : plusieurs apparaissent inédites ou leur existence n'était connue que par des gravures du XVIIe siècle…

Stéphan Sombart remercie par avance les collectionneurs qui voudront bien signaler les exemplaires susceptibles de manquer à FRANCIÆ IV afin de regrouper les informations inédites sur le monnayage de la Renaissance.

Vous trouverez également après les deux thèmes une sélection de monnaies gauloises, féodales et royales et notamment un rarissime sterling à la tête barbue de Bergerac…

Toutes les monnaies n'ont pas été reproduites dans notre catalogue. Vous disposez toutefois de la totalité des pièces photographiées en couleur et de leur notice sur notre site : http:\\www.cgb.fr

Nous vous souhaitons bonne lecture de FRANCE IV et vous annonçons que FRANCE VI sera consacré aux monnaies de billon et de cuivre d'Henri IV et aux divisionnaires du monnayage de Besançon.

Arnaud Clairand.