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bpv_158456 - MACRIN Tétradrachme syro-phénicien

MACRIN Tétradrachme syro-phénicien
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 190.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date: 217-218 
Nom de l'atelier/ville : Edessa, Mésopotamie 
Métal : billon 
Diamètre : 25,5  mm
Axe des coins : 12  h.
Poids : 12,83  g.
Degré de rareté : R2 
Commentaires sur l'état de conservation : Nette usure, surfaces légèrement piquées, décentré au revers mais portrait correct 
Référence ouvrage: Prieur 862 (5 ex.) 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Buste de Macrin à droite, lauré et drapé, vu de trois-quarts en avant (A*11) .
Légende avers : AU K. M. OPEL SE. MAKREINOS SEB, (Autokratoros Kaisaros Markos Opellios Seuhros Makrinos Sebastos) .
Traduction avers : (L’empereur césar Marc Opel Sévère Macrin auguste) .
Description revers : Aigle debout de face, les ailes déployées, la tête tournée à droite, tenant dans son bec une couronne feuillée ; un petit temple ou autel entre les pattes .
Légende revers : DHMARC. EX -UPATOS., (Dhmarrcikhs Eq Ousias Upatos) .
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne consul) .
Pour la totalité des types sauf un, contrairement à celles de Caracalla, les frappes de Macrin à la série d’Edesse ne présentent pas de bustes militaires : la guerre s’est manifestement arrêtée immédiatement, sans même une tentative de continuer l’offensive. Sur cet exemplaire, on voit que les ptéryges ne sont pas figurées à l’épaule et que l’empereur ne porte donc pas de cuirasse sous sa cape.
Les frappes inaugurales de la série avec Caracalla divinisé présentent aussi ce même symbole de petit temple, dans l’état actuel des monnaies connues.
Un argument indirect pour cette ville, militaire et près du front toujours sensible avec les Parthes, est la fréquence des bustes militaires cuirassés, avec boucliers pour Caracalla.... Certains ont même fait remarquer que ce type de bustes, complètement inconnus à l’atelier de Rome à l’époque, ressemblent furieusement aux bustes militaires adoptés à Rome trente ans plus tard, pendant l’anarchie militaire. Jean-Marc Doyen ira même jusqu’à dire que l’Orient a servi de laboratoire iconographique à l’atelier de Rome.
L’atelier présente plusieurs graveurs de revers et d’avers, ce qui est rare et pourrait laisser penser à plusieurs productions différentes réunies par erreur du fait de la similitude des symboles. On ne peut s’empêcher de constater que l’atelier de Rhesaena, par exemple, a lui aussi un symbole rectangulaire, apparemment un temple, mais qu’il a été séparé car il présente une meilleure homogenéité de gravure. Dans la série d’Edesse, on remarque aussi une parenté directe des gravures pour Macrin avec la série d’Arados au croissant de lune.
Cette série pourrait subir des transformations de fond si d’autres exemplaires plus loquaces étaient découverts.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, six exemplaires sont maintenant répertoriés, un seul en musée à l’ANS. Notre exemplaire, qui provient de la vente sur offres 2 de Classical Cash, d’avril 1996, est le 0862_007.

MACRIN

(11/04/217-8/06/218) Marcus Opellius Macrinus

Macrin est né en 164 à Cherchell en Maurétanie. Ce n'est pas un sénateur, mais un chevalier, d'origine indigène (maure). Il était procurateur de la "res privata" (caisse privée de l'empereur) de Caracalla puis préfet du Prétoire à partir de 212. Après l'assassinat de Caracalla le 8 avril 217, il est acclamé empereur le 11 avril. Il ne viendra jamais à Rome et reste à Antioche. Il fait diviniser Caracalla, mais exile Julia Domna qui se laisse mourir. Il prend le titre de Severus pour se rallier les partisans de la famille sévérienne et donne le prænomen d'Antoninus à son fils, Diaduménien, qui est promu césar. En essayant de se concilier tout le monde, il heurte l'armée qui regrette Caracalla. Des soldats, cantonnés à Émèse, proclament Élagabal le 16 mai 218. Vaincu en juin, Macrin s'enfuit. Apprenant la mort de Diaduménien, il tente de se suicider en se jetant de son char et est achevé par ses propres soldats.