Mon panier



Vous n'avez pas d'articles dans votre panier




Continuer mes achats
Valider ma commande
Informations

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies et autres traceurs afin de vous offrir une expérience optimale.

Archives numismatiques cgb.fr
En stock
Recherche avancée

L4210 - Les monnaies de l'Afrique antique (400 avant J.-C. - 40 après J.-C.) ALEXANDROPOULOS Alexandre

Les monnaies de l Afrique antique (400 avant J.-C. - 40 après J.-C.) ALEXANDROPOULOS Alexandre
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 61.00 €
Auteur : ALEXANDROPOULOS Alexandre 
Editeur : Presses Universitaires du Mirail 
Langue : français 
Caractéristiques : Toulouse, 2001, broché, (16 x 24cm), 507p., XVII pl. 
Poids : 842  g.
Commentaire
Article
L'étude des monnaies émises en Afrique du Nord de 400 av. J.- C. à 40 après J.-C. aide à comprendre comm ent Carthage, les cités et les souverains berbères de l'antiquité ont été les acteurs de l'hellénisation de la région à leur intégration dans l'Empire Romain.
Jacques Alexandropoulos, Les monnaies de l'Afrique Antique 400 av. J.-C. - 40 ap. J.-C., Toulouse, 2001, Presses Universitaires du Mirail, broché, 16x24, 507 pages, 17 planches. Prix : 400 francs ou 60,98 euros. Disponible à CGF et chez tous les bons libraires numismates.

Ce livre, tel Janus, a au moins deux visages bien distincts, mais parfaitement complémentaires. C'est un ouvrage qui dépasse largement le contexte numismatique ou monétaire et nous fait découvrir que son auteur est à la fois un historien, un numismate et un amoureux de cette terre d'Afrique où sa famille plonge ses racines depuis plus d'un siècle. C'est donc un Témoignage. C'est aussi un catalogue qui rendra de grands services aux numismates qui ne connaissent pas ce monnayage, veulent le découvrir ou qui n'on pas à leur disposition les Müller, S.N.G. Copenhague, Mazard ou autres R.P.C. Ce livre est dédié tout entier à l'Afrique Antique du détroit de Gibraltar à la Tripolitaine, de la naissance de la monnaie à Carthage au Ve siècle avant notre ère à la fin du royaume de Maurétanie en 40 de notre ère, quand Caligula assassine son cousin Ptolémée.

Dans la préface, p. 9-11, René Rebuffat met l'accent sur le côté novateur de l'ouvrage et souligne son importance : c'est un véritable traité de numismatique, un ouvrage d'Histoire.

Dans son introduction, l'auteur brosse une esquisse historique de l'Afrique du nord antique, partagée entre hellénisme et romanisation sans oublier le vieux fonds punique qui est venu se superposer aux origines africaines (p. 13-31). A partir de cette mosaïque, l'auteur dresse l'état des lieux numismatiques depuis l'ouvrage précurseur de L. Müller publié à Copenhague entre 1860 et 1874. L'ouvrage actuel est la première synthèse réalisée depuis celle de son illustre prédécesseur. L'auteur en profite pour présenter son plan qui n'a rien de révolutionnaire, puisque chronologique, mais qui a l'avantage d'être équilibré et de bien distinguer les trois phases principales d'émissions monétaires en Afrique du nord à l'époque antique.

La première partie, p. 35-133 est consacrée aux monnayages de la Carthage punique. La deuxième partie, p. 135-248 traite des monnayages des rois numides et maurétaniens. Enfin la troisième partie est réservée aux monnayages des cités, p. 249-349. Les trois parties s'articulent selon un plan bien rodé où l'auteur étudie chronologiquement ou géographiquement son sujet.

Dans la première partie, consacrée aux monnayages puniques, l'auteur replace dans leur contexte les débuts du monnayage africain avec la phase siculo-punique du monnayage (400-300 av. J.-C.), p. 41-64. Il étudie ensuite le monnayage pendant la première guerre punique et la révolte libyenne (264-241 av. J.-C.) et (241-237 av. J.-C.), p. 65-95. Le troisième chapitre est centré sur le monnayage de la deuxième guerre punique (221-202 av. J.-C.), p. 97-118. Un dernier chapitre est réservé aux derniers monnayages de Carthage jusqu'à l'anéantissement de la fière cité en 146 av. J.-C., p. 119-130. Une conclusion générale, p. 131-133, permet de rassembler les points forts avant de passer élégamment à la seconde partie de l'ouvrage.

Dans la deuxième partie, consacrée aux monnayages des rois numides et maurétaniens, l'auteur étudie successivement le monnayage de Syphax et de Verminad (213 av. - 200 av. J.-C.), p. 141-147, puis celui de Massinissa et de ses successeurs, p. 149-171, avant de s'intéresser au monnayage de Juba Ier (60 av. - 46 av. J.-C.), p. 173-186. L'auteur se penche ensuite sur l'étude des monnayages incertains du Royaume de Numidie Occidentale ou de Maurétanie au Ier siècle avant J.-C., p. 187-191, avant de se concentrer sur les premières émissions maurétaniennes avec les rois Bocchus Ier (118 av. - 80 av. J.-C.), Sosus (80 av. - 49 av. J.-C.) et de Bocchus II (49 av. - 33 av. J.-C.), p. 193-203. Dans le chapitre suivant, l'auteur étudie le monnayage des royaumes maurétaniens à l'époque des guerres civiles avec Bogud (49 av. -38 av. J.-C.), Bocchus II (49 av. - 33 av. J.-C.) et l'interrègne jusqu'en 25 avant J.-C., p. 205-211. Un chapitre est consacré au très long règne de Juba II (25 av. J.-C. - 24 ap. J.-C.), p. 213-233 et un autre à celui de son fils Ptolémée (24-40 ap. J.-C.) qui marque la fin de l'indépendance maurétanienne, p. 235-244. Une conclusion particulière vient compléter cette vision d'ensemble sur les monnayages des rois numides et maurétaniens.

La dernière partie de l'ouvrage est consacrée aux monnayages des cités. Pour cette partie, l'auteur a utilisé un classement géographique pour la répartition des différentes cités d'Afrique du nord à l'époque antique. La première zone comprend les monnayages des cités de la Tripolitaine, p. 255-275, de la Byzacène, p. 277-295, de la Zeugitane, p. 297-308, et de la Numidie, p. 309-322. La deuxième zone concerne la Maurétanie orientale, p. 323-330, et la troisième zone la Maurétanie occidentale, p. 331-345, complétée par une conclusion sur le chapitre, p. 347-349, suivie d'une conclusion générale, p. 351-357.

La seconde grande partie de l'ouvrage est réservée au catalogue qui reprend le plan du commentaire historique divisé en trois grandes parties et constitue le corpus de l'auteur, p. 359-483. Le catalogue est immédiatement identifiable grâce à une zone grisée au bord de la page qui permet de différencier les différentes parties et rend son utilisation très pratique. L'ensemble du catalogue comprend près de 1.000 entrées différentes avec distinction des métaux, des poids moyens par émission et des différentes variétés en fonction de la typologie, avec des renvois aux principaux ouvrages et catalogues de classement, ce qui fait de l'ouvrage de M. Alexandropoulos un véritable ouvrage de référence. Le catalogue est complété par 17 planches où les types sont pour la plupart illustrés et permettent de retrouver la correspondance dans le catalogue. La seule chose que l'on puisse reprocher à cette partie est la qualité des photos, de la mise en page et de la présentation des illustrations qui auraient gagné à être plus soignées. En appendice, l'auteur nous fournit une très intéressante analyse de l'évolution stylistique de l'effigie de Tanit qui est reprise à la planche 17 et qui sera très utile pour le classement des monnaies puniques.

Une bibliographie claire et détaillée vient renouveler notre vision sur les monnayages de l'Afrique antique, p. 487-500, suivie d'un tableau des sigles et abréviations, p. 501-502, complétée par une carte, p. 503 et par un tableau contenant les alphabets puniques et une liste des principaux symboles utilisés, p. 504. La table des matières détaillée, p. 505-507 permet de nous retrouver très facilement dans le dédale des monnayages de l'Afrique antique.

C'est en résumé un ouvrage, clair, simple et pratique pour les collectionneurs, mais aussi universitaire et dont le contenu scientifique permettra aux chercheurs de compléter leurs connaissances et aux curieux de découvrir un monde et un monnayage souvent hermétiques pour le débutant.

Laurent SCHMITT.
.
Articles connexes