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Lm105 - La Monnaie du Liban, de ses origines à nos jours AYOUB Abdo

La Monnaie du Liban, de ses origines à nos jours AYOUB Abdo
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 75.00 €
Auteur : AYOUB Abdo 
Editeur : Abdo AYOUB 
Langue : français 
Caractéristiques : Beyrouth 2005, relié toile sous boîtier, 28,5 x 29, 216 pages, illustré en couleur 
Poids : 2050  g.
Lisibilité :
Illustrations :
Technicité :
Importance :
Commentaire
Article
Une histoire de la monnaie et des billets du Liban de 1919 à nos jours. Un très beau livre richement illustré..
La Monnaie du Liban, de ses origines à nos jours par Abdo AYOUB (Beyrouth 2005, relié toile sous boîtier, 28,5 x 29, 216 pages, illustré en couleur, 75 €).

Le livre que nous vous présentons ici est absolument exceptionnel et n'a que peu d'équivalents dans le Monde. C'est un livre d'art consacré aux billets, une reproduction par page : ce sont des billets faits par la Banque de France... c'est la première fois que nos productions nationales sont illustrées dans un livre d'une telle qualité.

" La Monnaie du Liban " nous raconte par ces billets l'histoire de ce pays qui arraché par les hasards de l'histoire du défunt empire ottoman, va tenter non sans mal à se construire.
En 1919, est créée provisoirement la Banque de Syrie dont les émissions les plus représentatives sont les billets de style anglais imprimés par Bradbury, Wilkinson & C°. A cette époque, les anglais depuis l'Égypte dominent militairement la région et fort naturellement la livre égyptienne s'impose.
En 1924, la Banque de Syrie fondée à Paris devient la Banque de Syrie et du Grand Liban. Les austères billets 'anglais' font place à des billets imprimés par la Banque de France. Inspiré par un orientalisme exubérant et par les multiples monuments du Liban, les artistes français tels que Clément-Serveau, Demareg ou Boulas rivalisent de génie pour créer de magnifiques billets colorés.
Rebaptisée en 1939, Banque de Syrie et du Liban, l'institut d'émission poursuit cette même politique. Cependant, la guerre met en difficulté l'approvisionnement en billets qui sont alors de nouveau imprimés par Bradbury, Wilkinson & C° : l'aviation allemande contrôlant l'espace aérien de l'Est de la Méditerranée depuis la Crète, les billets acheminés sont sécurisés par un système judicieux de surimpression de bandes ou de motifs de couleur. Ainsi, les billets éventuellement tombés entre les mains de l'ennemi seront automatiquement détectés : un système qui fait aujourd'hui la joie des collectionneurs.
Après guerre avec la dépréciation du Franc face à la livre sterling, la Banque acquiert peu à peu son indépendance avec une dissociation entre la livre syrienne et la livre libanaise, avec des billets surchargés 'Syrie' ou 'Liban' qui circuleront parfois simultanément dans l'un ou l'autre des deux pays.
L'aboutissement sera la création de la Banque du Liban en 1964 destinée à réguler une certaine anarchie financière (1963-1966). La Banque tourne la page de l'iconographie des artistes français et confie la fabrication de ses billets à Thomas de la Rue. La vigueur de la livre libanaise n'allait cependant pas résister longtemps à la guerre civile qui éclate en 1975. Le conflit palestinien, l'invasion israélienne, l'anarchie des finances publiques, les dépenses de guerre et les diverses spéculations allaient irrémédiablement couler la livre libanaise, le cours contre dollar passant de 3,81 Livres 1982 à 1508 Livres 2003, aboutissant à la création de billets certes colorés mais avec des valeurs faciales multipliant les zéros.

Reste pour le bonheur de tous, cet extraordinaire billet de 100 livres de 1945 fabriqué par la Banque de France et que certains qualifient de plus beau billet du Monde. Pour l'auteur, il n'y a pas de doute : il illustre la couverture.
De format agréable et adéquat, l'ouvrage est abondamment illustré en couleur y compris pour les monnaies de chaque période. De nombreuses annexes complètent l'ouvrage. En fin d'ouvrage, un étui contient cinq monnaies : 5, 10, 25 et 50 piastres, et 1 livre. Ces monnaies illustrent le souvenir de la livre libanaise forte, sans aucun doute un souvenir émouvant pour tous les libanais qui ont connu le " Liban d'avant ".

Nous avons toujours apporté notre soutien à M. Ayoub pour la poursuite de la réalisation de son ouvrage. Et quand, une fois son ouvrage dans les mains, je le félicitais plus que de la satisfaction, c'est de l'émotion qui était lisible sur son visage. Ce livre dépasse le simple statut de livre de numismatique, car il s'agit aussi d'un livre d'art et d'un livre d'histoire, et il porte par dessus tout le patrimoine collectif des Libanais, et ce à un moment où le peuple libanais recouvre sa pleine liberté.

Laurent COMPAROT


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