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L4017 - Coincraft's standard catalogue ot the coins of Scotland, Ireland, Channel Islands & Isle of Man LOBEL Richard, DAVIDSON Mark, HAILSTONE Allan, CALLIGAS Eleni

Coincraft s standard catalogue ot the coins of Scotland, Ireland, Channel Islands & Isle of Man LOBEL Richard, DAVIDSON Mark, HAILSTONE Allan, CALLIGAS Eleni
Auteur : LOBEL Richard, DAVIDSON Mark, HAILSTONE Allan, CALLIGAS Eleni 
Langue : anglais 
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Article
Richard Lobel, Mark Davidson, Allan Hailstone, Eleni Calligas, 2000 Coincraft's Standard Catalogue of English and UK Coins 1066 to date, Londres 1999, 761 pages, format 21x29,5, couverture cartonnée. Prix : 19,95£. (soit 218 francs à la dernière baisse de l'euro)

Cet ouvrage d'une conception tout à fait nouvelle a fait son apparition au Royaume-Uni en 1995. C'était alors une nouvelle génération de livres de référence en Angleterre, comme le FRANC, la même année, le fut en France. Depuis, il est en train de s'imposer sur le marché britannique et international comme l'ouvrage de référence : toutes les monnaies frappées en Angleterre depuis qu'un jeune français, un normand, Guillaume le Conquérant, est venu s'y installer et y a fait fortune, dans le Far-West de l'époque ! Les liens qui nous unissent à ces voisins qui sont des cousins bien différents de nous, ces cousins qui nous ont brûlé Jeanne-d'Arc et envoyé Napoléon mourir sur un rocher, ces partenaires qui refusent obstinément l'euro qui nous permettrait enfin de les standardiser, tous ces éléments font que la nouvelle mouture du Coincraft's 2000 ou " édition millenium " méritait bien un compte-rendu pour leur montrer que les mangeurs de grenouilles ne sont pas rancuniers.

Attention, avant d'utiliser ce livre, très complet et de pouvoir le rentabiliser, vous devez absolument lire les introductions, en particulier les tables d'abréviations. Pour les moins doués, nous vous conseillons de vous munir d'un crayon, d'un dictionnaire et d'un bloc de papier de brouillon sans oublier un antalgique pour les maux de têtes que vous risquez d'avoir après une utilisation intensive de l'ouvrage. Par exemple, une pièce de 5 schillings de Georges V (1910-1936) va s'abréger G5CR pour Georges V et crown pour la pièce de 5 schillings. Le tableau général d'abréviation se trouve aux pages 6 et 7. La table des matières ne contient pas moins de six pages (11 à 16) qui devront être consultées au départ pour comprendre le choix des auteurs : l'ouvrage est divisé en deux grandes parties. La première section est consacrée aux monnaies frappées au marteau entre 1066 et 1665 et la seconde section au monnayage frappé au balancier depuis Cromwell (1649-1658). Ces Anglais oublient souvent que c'est un Français, Nicolas Briot, qui à partir de 1625 est venu mécaniser et améliorer la fabrication de leurs monnaies à partir de Charles Ier (1625-1649) qui fut décapité près de 150 ans avant Louis XVI, ne l'oublions pas !

A l'intérieur de ces deux grandes sections, le classement s'effectue d'abord par métal : or, argent, billon, cuivre puis à l'intérieur de chaque métal par ordre décroissant de valeur.

Une exception à ce classement concerne le monnayage décimal qui fut créé, rappelons le, en 1970 lors de l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché Commun devenu depuis l'Union Européenne et qui occupe une place à part dans la seconde grande section.

Je ne vais pas vous décrire le catalogue en détail, je vous le laisse découvrir, mais vous donner quelques clés qui vous seront très utiles afin de mieux l'utiliser et d'en tirer la substantifique moelle. Prenez le temps de lire l'introduction de la cinquième édition (p. 17-24), œuvre de Richard Lobel dont l'image de marque est parfois controversée en Grande-Bretagne ou ailleurs, ce qui n'est pas pour me déplaire, car ce numismate est venu secouer " l'establishment " numismatique britannique. N'omettez pas de jeter un œil sur l'introduction générale (p. 25-30), compacte mais utile, pour comprendre un peu mieux l'histoire du monnayage de l'Angleterre. Très utile, un glossaire se trouve aux pages 55 à 75 et vous y trouverez de nombreuses informations sur le monnayage, les types, les ateliers , les appellations contrôlées ou non. Un petit quizz de Mark Davidson vous permettra de répondre pour savoir si vous avez affaire à une pièce frappée au marteau ou pas (p. 76-77) et un autre par Allan Hailstone pour les monnaies frappées au balancier (p. 78-79).

La première section est consacrée au monnayage frappé au marteau (p. 79-412). Vous devrez lire l'introduction de cette section (p. 81-87). Une liste des ateliers est détaillée aux pages 89-90 avec une liste des marques d'ateliers pour l'or et l'argent (p. 90-93). Ces listes sont suivies par quatre pages d'illustrations composées d'agrandissements de photos et de dessins (p. 94-98). Une carte et une liste des ateliers permettra à chacun de vérifier ses connaissances de la géographie anglaise (p. 100-101). Le catalogue en lui-même occupe les pages 103 à 412.

La seconde section traite du monnayage frappé au balancier et par extension mécaniquement (p.415-736). Vous trouverez une liste très utile de traductions des légendes latines (p. 416-418). Le catalogue occupe les pages 421 à 736 avec de nombreuses sous-sections. En dehors du monnayage classique, signalons quelques développements numismatiques bien utiles : les pièces " de touche " utilisées pour vérifier le titre des monnaies d'or (p. 629-631) ; le monnayage décimal (p. 633-650) ; les Proof Sets (correspondant à nos boîtes FDC, BU ou BE) (p. 651-669). Les chiffres de fabrication ne sont réellement connus que depuis 1816 et sont regroupés entre les pages 671 à 695. Ensuite, vous trouverez les Patterns (essais) : ceux pour le monnayage au marteau (p. 691-703), puis ceux pour le monnayage mécanique (p.705-736).

Une bibliographie (p. 739), un index des graveurs (p. 743-747) et un index général (p. 751-761) viennent compléter l'ouvrage.

N'oublions pas que le Coincraft's 2000 est avant tout un catalogue et à ce titre contient des cotes, plus de 50.000 pour cette édition dont 40.000, d'après la publicité, ont été révisées depuis l'édition précédente. Les monnaies sont généralement cotées pour deux ou trois états de conservation qui varient en fonction des monnayages : au marteau ou mécanique et en fonction des monnaies en or, en argent ou en bronze. Les auteurs n'hésitent pas à coter des monnaies en VG (en B, en dessous de 6), mais aussi en superbe. Pour le monnayage mécanique, nous avons de 3 à 5 cotations.

Alors, pour un peu plus de 200 francs, malheureusement, mais c'est la faute à l'Euro, vous pourrez tout savoir sur les monnaies anglaises et vous replonger dans l'anglais de votre enfance : my tailor is rich !



Laurent SCHMITT
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