Mon panier



Vous n'avez pas d'articles dans votre panier




Continuer mes achats
Valider ma commande
Informations

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies et autres traceurs afin de vous offrir une expérience optimale.

Archives numismatiques cgb.fr
En stock
Recherche avancée

bpv_153695 - CARACALLA Tétradrachme syro-phénicien

CARACALLA Tétradrachme syro-phénicien
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 45.00 €
Type : Tétradrachme syro-phénicien 
Date: 215-217 
Nom de l'atelier/ville : Antioche, Syrie, Séleucie et Piérie 
Métal : billon 
Diamètre : 26,00  mm
Axe des coins : 1  h.
Poids : 11,30  g.
Degré de rareté : R1 
Commentaires sur l'état de conservation : L’usure de circulation est faible mais la pièce a été corrodée et une partie du buste est complètement piquée 
Référence ouvrage: Prieur 236 (12 ex)  - McAlee 689 
Pedigree : Cet exemplaire, qui provient de la trouvaille dite de Julia, est le 0236_011 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Description avers : Buste cuirassé et lauré de Caracalla barbu à droite, l’un des rubans de la couronne de laurier passant sur l’épaule, vu de trois-quarts de face .
Légende avers : S - EB AUT K M AN . . .TWNEINOS .
Traduction avers : (L’empereur césar Marc Aurèle Antonin auguste) .
Description revers : Aigle à gauche, ailes écartées, tête et queue à droite, sur un croissant de lune pointes dressées sur une ligne de terre incurvée, une étoile à huit branches entre les pattes, et une couronne perlée de lauriers dans son bec .
Légende revers : DHMARC EX UPATOSTOD .
Traduction revers : (Revêtu de la puissance tribunitienne consul pour la quatrième fois) .
Les bustes cuirassés non drapés sont très rares dans la série des tétradrachmes syro-phéniciens de Caracalla. C’est regrettable puisque leur iconographie est très intéressante et curieux puisque c’est le buste militaire par excellence. Importance suprême de la cape de commandement ou fatigue des graveurs rechignant aux détails et préférant les drapés ?
Les monnaies de la série des aigles avec étoile sur croissant sont de mêmes graveurs que la série à la petite massue. La différence de symbole ne peut donc s’expliquer que par une cause extérieure à l’atelier : l’atelier a peut-être voyagé et changé de symbole à cette occasion ou les fonds nécessaires à cette nouvelle fabrication ont été fournis par une source différente.
Un détail de description qui a été négligé dans le Prieur et est bien visible sur cet exemplaire est l’existence, sous le croissant de lune, d’une sorte de ligne de terre incurvée qui rejoint les deux pattes de l’aigle en passant sous le croissant. Lorsque l’on aura trouvé à quoi correspond ce symbole, il est possible que ce détail, spécifique à cette série, se comprendra mieux.
Ces frappes énigmatiques, dites émissions de guerre, sont classées par convenance à Antioche, tant par Bellinger que par Prieur, bien que tous deux considèrent que cette attribution est certainement fausse. La meilleure preuve est la disparition sur ces émissions du Delta Eta dans le champ de revers, spécifique à Antioche et que l’on y retrouve inchangé sous Macrin et Diaduménien. On pense donc à des ateliers militaires itinérants, suivant les légions et frappant à la demande. Ces émissions sont particulièrement intéressantes et mal connues, une recherche des liaisons de coins et une typologie des graveurs pourrait améliorer la connaissance des ateliers militaires à cette période.
Les caractéristiques communes de ces émissions de guerre sont un style peu recherché, des symboles nouveaux et difficiles à attribuer à un atelier particulier, souvent des graveurs répertoriés pour des ateliers bien connus où, en revanche, on ne trouve aucune émission de guerre. Souvent, des frappes de graveurs différents mais de symboles identiques ont été regroupées alors qu’une analyse des liaisons de coins montrera peut-être qu’il s’agit en fait de plusieurs séries nettement séparées.
On remarquera, à propos des émissions de guerre en général, qu’aucune n’est connue à l’effigie de Macrin, le contraire étant la règle pour pratiquement toutes les séries identifiées pour des villes. C’est une preuve supplémentaire que ces séries sont exclusivement liées à la guerre parthique, qui s’interrompt dès la prise du pouvoir par Macrin, et non à une ou des municipalités qui n’auraient pas encore été identifiées.
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, dix-sept exemplaires sont maintenant répertoriés, tous du même graveur.

CARACALLA

(27/05/196-8/04/217) Marcus Aurelius Antoninus

Auguste (4/02/211-8/04/217)

Après l'assassinat de Géta, Caracalla fit décréter la "damnatio memoriæ" de son frère. La "Constitution Antoniniana" fut promulguée en 212. Tous les habitants de l'Empire devenaient des citoyens romains. L'année suivante, il entreprit une campagne en Germanie et remporta de nombreuses victoires sur les Germains, les Iapyges et les Goths. Il reçut le titre de "Germanicus". La fin du règne fut marquée en 215 par la Réforme monétaire et la création de l'antoninien. Caracalla entame une ultime campagne contre les Parthes. Il est assassiné après avoir célébré ses vicennalia.