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Nous y sommes ! L'An 2000, tant imaginé, attendu ou craint, devient réalité.
La science fiction ou les funestes prédictions n'ont jamais approché la vérité, même de loin. Ni Huxley, ni Azimov, ni Nostradamus (ni même un célèbre couturier) n'auraient imaginé que cette porte -fictive- serait celle qui ouvrirait sur l'Unité Mondiale par la communication. L'idée d'unification des terriens a toujours été basée sur un ennemi commun ou une manipulation générale, personne n'aurait pensé que trois lettres suffiraient à relier l'Humanité pour le meilleur, ou pour le pire, mais en tous cas pour un destin commun : www. Les balbutiements actuels du réseau Internet laissent présager un changement radical de la société humaine telle qu'elle a toujours existé : disparition des frontières, échanges commerciaux immédiats, disparition des barrières linguistiques, échanges culturels sans tabous ni censure, disparition des distances, échanges directs d'informations. L'accélération et la démocratisation des technologies sont exponentielles : plus on progresse, plus on peut progresser. Est-ce un progrès ou un grand danger, le problème ne se pose déjà plus, le réseau est en marche et rien ne semble pouvoir l'arrêter. Quel rapport avec nos rectangles de papier ? Deux principaux : échange et communication. Les billets de banque sont et ont toujours été conçus pour permettre des échanges commerciaux bien sûr mais aussi -surtout ?- pour communiquer avec ses utilisateurs. Les personnages, les thèmes abordés, les couleurs, le graphisme, tout doit être étudié et pensé avant émission. Les billets sont des outils de communication et des affirmations d'identité, que seraient les U.S.A. sans le "dollar-papier", qu'aurait été la Révolution sans les assignats? L'Histoire moderne est intimement liée aux billets de banque : en un siècle ce moyen de paiement s'est imposé. Dans tous les pays, tous les gouvernants, démocrates, dictateurs ou révolutionnaires, tous ont compris le pouvoir de communication inégalé du billet. Mais l'An 2000 c'est aussi le début de la fin : l'électronique va de plus en plus dématérialiser le paiement et -à long terme- signera la fin du billet de banque. Le patrimoine historique que représente le papier-monnaie est encore accessible à tous : prix peu élevés, stockage simple, facilité de classement. Les générations futures auront certainement du mal à comprendre comment des milliards d'hommes et de femmes ont pu accorder une confiance totale à de si fragiles morceaux de papier, mais seront assurément séduites par la qualité et la beauté de ces images. Comme BILLETS XIX, BILLETS XXII présente essentiellement des billets neufs et à bas prix. Chaque exemplaire est illustré recto/verso et décrit avec le maximum d'exactitude possible. Nous proposons à nouveau un index thématique au début du catalogue, cet index est extrêmement compliqué et long à réaliser : nous avions déjà fait ce travail pour BILLETS XIX mais l'écho attendu fut inexistant : ni demande spécifique de thème, ni idées nouvelles. C'est pourquoi, si ce nouvel index ne rencontre pas un intérêt suffisant, il sera le dernier.
Certains collectionneurs se plaignent parfois de ne pas recevoir nos catalogues régulièrement et notre fichier contient un certain nombre de personnes qui trouvent normal de recevoir gratuitement trois ou quatre catalogues sans y faire aucune commande, ni même nous adresser un courrier. Nous vous rappelons donc que ces catalogues coûtent cher à concevoir, imprimer et envoyer. Nous les proposons à 20F et un tarif d'abonnement, de 100F pour cinq catalogues de suite, vous permet de tout recevoir pendant environ un an. Les anciens catalogues sont encore tous disponibles au même prix. Pour les amateurs de billets français, BILLETS XXI Spécial France reste valable jusqu'à nouvel avis. Jean-Marc DESSAL |
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