Mon panier



Vous n'avez pas d'articles dans votre panier




Continuer mes achats
Valider ma commande
Informations

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de Cookies et autres traceurs afin de vous offrir une expérience optimale.

Archives numismatiques cgb.fr
En stock
Recherche avancée

La34 - Argent caché... et retrouvé - Les trésors monétaires découverts en Deux-Sèvres (catalogue d'exposition) Sous la direction de CAVAILLES M., CLAIRAND A., GENDRON Ch., HIERNARD J. et TEREYGEOL F.

Argent caché... et retrouvé - Les trésors monétaires découverts en Deux-Sèvres (catalogue d exposition) Sous la direction de CAVAILLES M., CLAIRAND A., GENDRON Ch., HIERNARD J. et TEREYGEOL F.
Non disponible.
Article vendu sur notre boutique internet.
Prix : 18.00 €
Auteur : Sous la direction de CAVAILLES M., CLAIRAND A., GENDRON Ch., HIERNARD J. et TEREYGEOL F. 
Langue : français 
Caractéristiques : Parthenay 2007, (21 x 29,7cm), 232 p. dont 80 pages en couleurs. 
Poids : 868  g.
Lisibilité :
Illustrations :
Technicité :
Importance :
Commentaire
Article
Exposition organisée par les Musées des Deux-Sèvres présentée jusqu’en 2009 à Airvault, Bressuire, Melle, Niort et Thouars. Plusieurs dépôts monétaires découverts récemment, ou conservés depuis le XIXe siècle dans des musées, y seront présentés. Dans ce catalogue collectif de 232 pages rédigé sous la direction de Maria Cavaillès, Arnaud Clairand, Christian Gendron, Jean Hiernard et Florian Téreygeol, ce ne sont pas moins de cent trente dépôts monétaires qui ont été découverts dans ce département, dont vingt-sept antiques, cent médiévaux et modernes et trois de nature et période indéterminées. Les deux tiers de ces dépôts monétaires ont été trouvés au XIXe siècle, et pour le XXe siècle, la moitié avant la guerre de 14-18. Ce constat est accablant lorsque l’on sait que l’apparition et la commercialisation des détecteurs de métaux a certainement permis la découverte de nombreux dépôts monétaires qui ont été malheureusement vendus sans étude et déclaration. Le catalogue rappelle les peines encourues en cas de défaut de déclaration et de détention illicite d’objets provenant de trouvailles clandestines ; en outre, il renseigne sur les démarches à suivre et ce qu’il faut faire ou ne pas faire en cas de découverte fortuite..
Le jeudi 11 octobre 2007, à 17 h, une exposition itinérante consacrée aux trésors monétaires découverts dans les Deux-Sèvres ouvrira ses portes au Musée Georges Turpin de Parthenay. Cette exposition organisée par les Musées des Deux-Sèvres devrait ensuite être présentée jusqu’en 2009 à Airvault, Bressuire, Melle, Niort et Thouars. Plusieurs dépôts monétaires découverts récemment, ou conservés depuis le XIXe siècle dans des musées, y seront présentés. Un catalogue collectif de 240 pages rédigé sous la direction de Maria Cavaillès, Arnaud Clairand, Christian Gendron, Jean Hiernard et Florian Téreygeol sera également disponible. Ce ne sont pas moins de cent trente dépôts monétaires qui ont été découverts dans ce département, dont vingt-sept antiques, cent médiévaux et modernes et trois de nature et période indéterminées. Les deux tiers de ces dépôts monétaires ont été trouvés au XIXe siècle, et pour le XXe siècle, la moitié avant la guerre de 14-18. Ce constat est accablant lorsque l’on sait que l’apparition et la commercialisation des détecteurs de métaux a certainement permis la découverte de nombreux dépôts monétaires qui ont été malheureusement vendus sans étude et déclaration. Le catalogue rappelle les peines encourues en cas de défaut de déclaration et de détention illicite d’objets provenant de trouvailles clandestines ; en outre, il renseigne sur les démarches à suivre et ce qu’il faut faire ou ne pas faire en cas de découverte fortuite.

Une notice a été consacrée à chaque dépôt monétaire mentionné et présente souvent une transcription complète de l’article originel, de manière à éviter par la suite toutes recherches bibliographiques fastidieuses. Plusieurs trésors inédits y sont présentés, comme celui de Montigny, enterré en 1823 et découvert lors de la réfection du sol d’une dépendance, ou celui de Maisonnais, découvert au début des années 1980, au mois de janvier, lors de la mise en terre d’un arbre de Noël. On doit aussi mentionner la petite bourse découverte à Brie, qui est le premier témoignage archéologique de la bataille de Moncontour (octobre 1569) durant laquelle les troupes protestantes de Coligny furent défaites par les Catholiques menés par le duc d’Anjou, futur Henri III. Ces notices fourmillent souvent de détails amusants. Ainsi apprend-t-on que les doubles tournois servaient encore durant la première moitié du XIXe siècle à donner l’aumône aux pauvres et qu’ils étaient toujours utilisés dans les petites transactions journalières, notamment chez le boulanger.

La notice consacrée au trésor de Courlay I est des plus pittoresques. Ce dépôt monétaire composé de huit monnaies d’or a été découvert vers 1891 en arrachant un pommier. Le Pays Poitevin du mois d’octobre 1898 relate que l’inventeur consulta un sourcier qui lui confirma la présence d’autres monnaies d’or, mais qu’il fallait prendre des précautions. D’après le sourcier, le Malin avait la possibilité de déplacer tous les trésors enfouis dans le sol. Ayant repéré à l’aide de sa baguette les monnaies qui n’avaient pas été déterrées, il fit creuser tout autour une profonde tranchée afin de lui « couper la retraite ». Plusieurs personnes s’affairèrent à creuser l’emplacement où devait se trouver le trésor. L’opération s’avéra infructueuse. Le sourcier reprit sa baguette, qui lui confirma que les monnaies avaient été déplacées plus loin. L’opération fut répétée sans plus de succès !
Les contenants, souvent des céramiques, ont été rigoureusement étudiés. Les dépôts monétaires offrent en effet l’avantage d’être assez bien datés, et fournissent au céramologue des jalons chronologiques extrêmement précis et importants. Plusieurs articles ont été consacrés aux procédés de frappe et notamment à l’extraction du plomb argentifère, puisque les mines de Melle étaient l’une des principales ressources métalliques de la région.

De la période carolingienne à 1835, douze ateliers monétaires ont frappé monnaie dans l’actuelle région Poitou-Charentes. Les raisons dictant l’installation d’un atelier monétaire sont variables : proximité d’un pôle minier dans le cas de Melle, paiement des troupes (Parthenay, Niort...). Le rattachement progressif à la couronne de comtés, duchés..., a contribué à la suppression de toutes les émissions monétaires féodales et à un regroupement des émissions au sein des grandes villes, pôles économiques et lieux d’échanges.

Les trésors monétaires sont, à leur façon, le reflet de ces changements, des productions locales et des transactions effectuées entre les provinces et les pays étrangers. Ils sont souvent le témoignage émouvant de troubles, qu’ils soient économiques, politiques ou religieux. Une étude de la circulation monétaire en Deux-Sèvres n’a de sens que si elle peut-être replacée dans les limites de l’ancien Poitou (Deux-Sèvres, Vendée et Vienne) confrontée avec les provinces avoisinantes (Aunis, Anjou, Saintonge). L’absence d’ouvrages recensant les dépôts monétaires découverts dans les régions de l’Ouest ne permet malheureusement pas de se livrer à une étude plus avancée et constituerait une piste de travail intéressante. Arnaud CLAIRAND.
Articles connexes