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v20_0145 - ARABO-BYZANTINES Fals

ARABO-BYZANTINES Fals
MONNAIES 20 (2004)
Prix de départ : 100.00 €
Estimation : 150.00 €
Prix réalisé : 110.00 €
Nombres d'offres : 2
Offre maximum : 146.00 €
Type : Fals 
Date c. 693-697 
Nom de l'atelier/ville : Syrie 
Métal : cuivre 
Diamètre : 20  mm
Axe des coins : 5  h.
Poids : 2,77  g.
Degré de rareté : R1 
Commentaires sur l'état de conservation : Flan large. Très joli revers. Patine verte. Faiblesse de frappe sur le légendes 
N° dans les ouvrages de référence :  - 
Avers
Revers
Commentaire
Historique
Titulature avers : Légende coufique .
Description avers : Le Calife debout de face, la main sur le fourreau de son épée .
Titulature revers : Légende coufique .
Description revers : Croix posée sur trois degrés pyramidaux .
Ce type semble avoir été frappé dans une période relativement courte comprise entre 693 et 697 dans de nombreux ateliers syriens dont Damas, Émèse, Masrin, Amman ou Baalbeck par exemple. La plupart des exemplaires portent le nom du calife Abd al Malik (AH 65-86/ 685-705).

ARABO-BYZANTINES

(VIIe-VIIIe siècles)

Après l'écrasement de la puissance sassanide, les musulmans déferlèrent sur l'empire byzantin moins de dix ans après la mort de Mahomet (+ 632). Héraclius vécut encore assez longtemps pour voir les troupes musulmanes envahir la Syrie, la Palestine et l'Égypte. À l'automne 642, l'Égypte est définitivement perdue pour Byzance. Il semble que les nouveaux envahisseurs aient d'abord conservé le système monétaire byzantin dont ils imitèrent les monnaies existantes, qu'ils nommèrent fals, déformation de folles. Ces imitations furent fabriquées pendant une cinquantaine d'années ainsi que des dinars d'or, imitation des solidi byzantins. Ali, quatrième et dernier calife de la lignée de Mahomet (il est à la fois son cousin, son frère de lait et son gendre) voit son pouvoir contesté par Mo’awiya, gouverneur de Syrie, qui dispose d’une armée bien entraînée qui a battu les Byzantins. Ali est vaincu et assassiné. Les Omeyyades, du nom d’Omayya, père de Mo’awiya) établissent leur capitale à Damas, et avec eux se perd le caractère électif de la fonction de calife. La majorité des croyants, les sunnites, acceptent ce changement. Mais les musulmans du « parti d’Ali » (« shi’at Ali ») ou shiites restent attachés à l’idée que seuls les descendants de Mahomet peuvent prétendre au titre de calife, ou plutôt d’imam, mot qui implique un pouvoir de droit divin.